« Le Cœur a ses raisons », film israélien

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Ce premier long-métrage d’une cinéaste issue de la communauté juive ultraorthodoxe, évoque le destin d’une jeune femme demandée en mariage par l’époux de sa sœur défunte.

LE CŒUR A SES RAISONS*** de Rama Burshtein

Film israélien, 1 h 30

Présenté à la Mostra de Venise, au mois de septembre 2012, Le Cœur a ses raisons est le premier film réalisé par une cinéaste issue de la communauté juive ultraorthodoxe. Née à New York, Rama Burshtein a tourné cette œuvre très singulière à Tel-Aviv, après avoir sollicité et obtenu l’autorisation de son rabbin.

Faisant preuve d’un sens aigu de la mise en scène, la réalisatrice évoque des sources d’inspiration inattendues pour son premier long-métrage, se réclamant de Jane Austen pour décrire l’univers « aux règles rigides et claires » dans lequel évoluent ses personnages, lesquels « ne cherchent pas le moyen de s’en échapper, mais d’y vivre ».

UN FILM PROFOND AUX QUESTIONNEMENTS UNIVERSELS

Offrant de découvrir de l’intérieur le quotidien d’une communauté hassidique, le film se concentre sur le destin de Shira, jeune femme rapidement confrontée à la question de son mariage. La ronde des prétendants – à laquelle elle tente quelque peu de se soustraire – est bientôt interrompue par un drame familial : le décès en couche de sa sœur aînée, qui autorise son beau-frère, veuf et désormais en charge d’âme, à envisager de se remarier avec elle.

Désir de loyauté et incapacité à se soumettre, honte de décevoir et besoin d’adhérer à sa propre vie, sacrifice, peur et culpabilité… Dans un contexte très particulier – mode de vie codifié à l’extrême, rituels omniprésents – Rama Burshtein signe un film profond, aux questionnements universels.

La personnalité de la réalisatrice, intégrée à la communauté qu’elle s’attache à décrire, sa volonté de traiter de son sujet avec une riche palette de nuances, donne à son film beaucoup de force. Porté avec discrétion et justesse par une jeune comédienne non professionnelle, Hadas Yaron, le film lui a valu d’obtenir la Coupe Volpi (prix d’interprétation féminine) sur la lagune.

ARNAUD SCHWARTZ – LA CROIX Article original

1 COMMENT

  1. La Souca , l’un de ses buts est de faire tomber les masques de la matière en nous montrant que tout est Hachem… C’est la que je dois faire entrer tous les éléments de ma vie: mon manger, ma boisson, mon sommeil, ma famille etc… pour qu’ils s’imprègnent de divin , qu’ils s’élèvent… Nous permettre de comprendre que toute notre vie n’est qu’un moyen de communication avec le maître de monde. Rien d’autre ni Iranien, ni gazaoui, ni Obama etc… Juste lui barouch Hou.

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