Laurent Delahousse a traité l’affaire Salah Hamouri

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    source : LEPOINT.fr Par Emmanuel BerrettaConformément à ses engagements, Laurent Delahousse a traité, dans 13 h 15 le dimanche , l’affaire Salah Hamouri, du nom de ce ressortissant français détenu en Israël ( voir ici le reportage ) après avoir été condamné par un tribunal militaire à 7 ans de prison. Ce reportage était très attendu par une partie de la communauté juive à la suite des propos engagés de l’acteur François Cluzet, invité de Delahousse le 8 novembre. L’acteur avait jugé injuste que Salah Hamouri soit détenu pour un “délit d’opinion, simplement parce qu’il a dit qu’il était contre les colonisations” des territoires palestiniens. Le BNVCA, une association de lutte contre l’antisémitisme, avait alors saisi le CSA afin que France 2 rétablisse les faits .

    Salah Hamouri a été condamné pour son appartenance au FLPP et pour avoir projeté un attentat contre le grand rabbin Ovadia Yossef. À l’époque, le jeune homme avait plaidé coupable “pour atténuer sa peine”, selon ses proches. Aujourd’hui, il clame son innocence. Le reportage de France 2 devait donc éteindre le contentieux. Pour autant, Sammy Ghozlan, président du BNVCA, n’est pas tout à fait satisfait : “Je ne trouve pas que ce reportage soir très équilibré. On a cherché à faire pleurer dans les chaumières. J’attends la décision du CSA afin que les gens qui interviennent dans ces émissions cessent de faire du palestinisme exacerbé. Si Salah Hamouri est innocent, je milite pour sa libération. Mais s’il est coupable, comme je le crains, qu’on cesse de soutenir le terrorisme quand il s’attaque à un juif ou à un grand rabbin.”

    Membre du comité de soutien de Salah Hamouri, François Cluzet s’étonnait du fait que Nicolas Sarkozy néglige le sort de ce Français, moins bien traité, à ses yeux, que d’autres prisonniers français (Clotilde Reiss…). Dans le reportage de France 2, Daniel Shek, ambassadeur de France en Israël, a rappelé que Salah Hamouri disposait d’une voie de recours devant la Cour suprême israélienne. “Il a été condamné par un tribunal et c’est la justice qui doit le libérer, ce n’est pas la politique.”

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