La «police des polices» à la portée des internautes

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Les comportements indélicats des policiers peuvent désormais être signalés en quelques clics sur Internet. Une réforme de l’Inspection générale de la police nationale se profile, promettant d’être plus proche des citoyens.«Le temps du «circulez, y a rien à voir» est terminé», annonce fièrement Marie-France Monéger, qui dirige l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), dans les colonnes du Parisien. Une promesse concrétisée par l’ouverture ce lundi de la page web «Signalement IGPN», qui permet – sans qu’il s’agisse à proprement parler d’une plainte – de signaler des comportements policiers indélicats, voire franchement hors de la légalité.

Sur cette page, l’ «usager» doit d’abord s’identifier, puis préciser les lieux et date de la rencontre avec les policiers dont il souhaite dénoncer les agissements, décrire ces faits, y joindre photos ou vidéos, ou encore les coordonnées d’un témoin de la scène. En une page et quelques clics, la police des polices est informée du signalement: un refus de prendre la plainte ici, un contrôle musclé là…

Outre une accélération du processus de traitement, cet outil permettra un traitement statistique de ces signalements: pour voir, notamment, si tel commissariat ou telle région sont plus régulièrement que d’autres désignés par des citoyens mécontents.

Pour le moment, selon la patronne de l’IGPN, 2700 signalements arrivent déjà chaque année aux services, pour des faits en majorité «sans gravité». L’idée est également, en se dotant d’un tel outil, d’y voir plus clair, chiffres et dossiers à l’appui, sur les relations entre la police et les citoyens.

Rapprochement entre l’IGS et l’IGPN

Cette initiative, censée garantir un accès égal et simplifié au droit, fait partie de la réforme de l’IGPN, une institution dans l’institution policière, qui entre ce lundi en séminaire. Entre autres points en cours de mutation, le rapprochement entre l’Inspection générale des services (IGS), qui ne concerne que Paris et sa petite couronne, et l’IGPN, au niveau national. Une police des polices «plus ouverte, plus transparente et accessible à tous», note encore Marie-France Monéger, qui souhaite ouvrir des délégations territoriales dans les grandes villes de France.

Jérôme Sage/ Le Figaro.fr Article original

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