LES ARABES SONT-ILS DEVENUS SOUDAIN SIONISTES ?

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    Si les Israéliens devaient se soumettre sans condition à l’historiographie arabe, éternellement en mutation, jamais ils n’auraient pu conserver un lien avec le Mur Occidental ou le Mont des Oliviers.

    Qui dit que nous n’avons pas gagné la guerre “des coeurs et des esprits” ? Même les Arabes semblent conquis par l’argument que les liens les plus anciens sont ceux qui attachent le plus à cette terre. Apparemment ils sont convaincus de l’idée que toute l’histoire se résume à celui qui était là le premier, celui qui a laissé les noms de toutes les villes et villages du pays, y compris ceux que les envahisseurs arabes ont conquis, celui qui a incrusté ces lieux invraisemblables dans la conscience collective et dans la symbolique culturelle et religieuse, jusqu’aux confins du monde. Alors, depuis des temps immémoriaux, celui-ci a comme berceau national, comme centre de sa foi et de ses aspirations, cette petite étendue de terre aride, là.

    De toute évidence, les Arabes ne sont pas devenus du jour au lendemain des “amants de Sion”. Malgré leur opposition continue au projet sioniste – Israël – ils se sont emparés de la logique du sionisme et de la cause du sionisme pour s’en servir pour leur propre usage, une série de réclamations grotesques, que personne ne semble contester dans ce monde postmoderne. Alors que des gens à la morale relative jettent toute l’histoire aux orties, n’importe quelle absurdité est propagée avec une impudence colossale et en toute impunité.

    L’exemple le plus récent concerne un député arabe de la Knesset, Taleb Al Sanaa. En plein débat de l’Assemblée, il a asséné la prémisse que la terre appartenait aux plus anciens occupants: “Vous dîtes qu’Abraham a acheté le Caveau des Patriarches de Hébron, mais l’homme qui le lui a vendu était un Arabe Palestinien….(?) Par conséquent, nous étions là les premiers et Hébron nous appartient pour l’éternité!””

    Ainsi ce député a fait un saut gigantesque par rapport à la légende traditionnelle chez les Arabes qu’Abraham était un Arabe. Par son intervention à la Knesset, Al Sanaa concède qu’Abraham était le Patriarche des Israélites et il mise sur l’arabité du vendeur d’un bien immobilier, Ephrone le Hittite. – en fait s’il est hittite, il ne peut pas être arabe – (1)

    Mais ceci n’est pas une simple allusion à l’inanité ou à l’insanité des arguments proposés. Al Sanaa n’est pas le 1er Arabe à réinventer le passé en fonction des intérêts du moment. En fait il s’agit d’une méthode utilisée depuis longtemps déjà, bien avant le Mandat Britannique; puisqu’à cette époque, les Anglais avaient nommé Haj Amin al Husseini, comme moufti à Jérusalem et celui-ci y a provoqué des troubles meurtriers. En ce temps, un sport usuel des Arabe consistait à jeter, du haut du mont du Temple, des excréments sur les Juifs en prière, en bas du Mur. Husseini décida d’usurper le mur Occidental comme lieu saint pour l’Islam, décrétant qu’en ce lieu Mohamed attacha son cheval Al Bouraq à un poteau, dans le but d’éliminer tout lien et toute association du Judaïsme au Mur.

    Les Juifs ont insisté pour continuer à prier sur ce qui leur restait des Lieux les plus saints, malgré la violence arabe croissante. Cette insistance a nourri l’hystérie d’Amin al Husseini, qui a accusé les Juifs de chercher à s’emparer de la mosquée d’Al Aqsa. Ses provocations vocifèrantes ont abouti aux pogroms de 1929, notamment à Hébron, annihilant une présence juive millénaire dans cette ville. C’est là qu’aujourd’hui les Arabes manifestent, parce que le Caveau des Patriarches a été inclus dans la liste des sites à préserver, dans le cadre de l’Héritage National Juif. Et en quoi cette décision de préservation compromettrait leur liberté de culte ?

    L’ironie est que les notions arabes de liberté de culte ne s’appliquent pas aux autres. Justement il y a un siècle, un historien Izhak Ben-Zvi, devenu le 2ème président d’Israël, et sa femme Rachel YanaitZvi, sont allés visiter Hébron. Dans des livres différents, voici ce que chacun raconte comment ils ont été empêchés d’entrer dans le Caveau.
    Ben Zvi a écrit dans son livre: “L’entrée au caveau était interdite aux non Musulmans… on autorisait les Juifs à monter seulement 7 marches dans la cour. Seules les femmes juives courageuses osaient entrer, cachées sous des tenues arabes et leur visage voilé selon la tradition arabe” Ben-

    Sa femme Rachel se rappelle: “Les femmes juives de Hébron réussissaient parfois à s’infiltrer dans le Caveau habillées et voilées comme des Arabes. Elles ne pouvaient prier sur les tombes de nos ancêtres que furtivement. Quand le fanatisme arabe à Hébron grondait, on interdisait aux Juifs de regarder même le caveau… Les yeux des gardes et des fidèles arabes crachaient la haine. Ils nous repoussaient sur leur chemin. Nous arrivions aux marches en silence. J’ai refusé de monter les 7 marches autorisées, car c’était une insulte trop humiliante”

    C’est cela la tolérance et le pluralisme arabe. En fait, les Arabes ne nous demandent pas des libéralités. Ils veulent tout et nous dehors, comme ils l’ont fait lors des pogroms d’il y a 80 ans, au cours desquels ils ont abattu à la hache de nombreux innocents.

    Suivant la sagesse des chroniques revues par les Arabes, l’administration Obama a un penchant vers l’apaisement. L’Unesco et d’autres entités liées à l’Onu nous disent que notre intérêt est d’obéir.
    La dernière tentative arabe de couper les liens juifs a été l’allégation que la Tombe de Rachel à Bethlehem était celle de Bilal Ibn-Rabah, un esclave africain, muezzin de Mahomet. Le problème est que le cimetière Bab Saghir de Damas contient les vestiges d’une telle tombe…!

    Ceci est le reflet de deux tendances simultanées: la confiscation de l’Histoire Juive et l’adoption falsifiée de nouvelles identités Canaanéennes pré-Abrahamiques. Sous Yasser Arafat, il était devenu à la mode de fabriquer des cérémonies Canaanéennes et de décréter que les Canaanéens étaient Palestiniens (2). Arafat insistait auprès de Bill Clinton pour dire qu’aucun Temple Juif n’avait jamais existé et aujourd’hui cela est devenu la mantra de l’Autorité Palestinienne. Sheikh Tayseer Tamimi proclame sans cesse que “Jérusalem a toujours été seulement une ville arabe et islamique” Il déclare que le Caveau des Patriarches est une simple mosquée que la présence juive pollue. “Les Juifs n’ont pas le droit de prier ici, encore moins de réclamer un lien avec Hébron, cité arabe depuis 5000 ans (!)…Toute la Palestine est une terre sainte, et les Juifs sont des intrus étrangers”

    En 1950, le poète Natan Alterman a rédigé une réponse au second degré à une déclaration du genre “La Palestine est un pays arabe et l’a toujours été et aucun étranger n’y a droit”- Sous le titre “une Terre Arabe”, les vers d’Alterman ont été publiés en 1ère page du quotidien Davar le 1er mai. En remplaçant les noms hébreux de la Bible par leur adaptation en arabe, Alterman parut amplifier l’esprit d’érudition arabe éclairée.

    J’avais déjà traduit ce poème il y a déjà deux décennies.

    Une nuit claire, la cime des arbres tremble,
    Faisant vibrer la panorama d’un clair bruissement

    Là haut, les étoiles d’un soir arabe

    Brillent sur une Terre Arabe.

    Les étoiles vacillent et clignotent,
    Elles montrent leur éclat tremblotant

    Au dessus de la cité tranquille d’al Qouds

    Là où régna jadis le Roi Daoud

    Et de là elles regardent et sont les témoins

    De la cité d’El Khalil, au loin.
    La cité du tombeau du patriarche Ibrahim

    Ibrahim le père d’Ish’aq.

    Et là les habiles rayons se dépêchent

    D’envoyer leur lueur dorée se projeter

    Là où les eaux de la rivière al Ourdoun coulent

    And then the clever rays so fast
    Là où Yaa’koub est venu un efois.

    Une nuit claire, avec un clair clignotement

    Les étoiles vacillent en toute légitimité

    Sur les montagnes d’une terre arabe

    Que regardait Moussa de loin.

    Notes

    (1) La mosquée que les Arabes ont construite sur le site de Hébron, 2ème site le plus saint dans le Judaïsme, après le Temple de Jérusalem, a été appelée par eux “Mosquée d’Ibrahim”, c’est-à-dire celle d’Abraham, patriarche des Israélites.

    (2) Selon le témoignage de la Bible, les Canaanéens se sont assimilés parmi les Israélites, alors que le mot Palestine a été inventé par les Romains plus d’un millénaire après.

    Par Sarah Honig, correspondante politique du Jerusalem Post et ex-directrice du bureau de Tel Aviv- blog http://www.sarahhonig.com

    Jerusalem Post du 5 mars 2010.

    Adapté par Albert Soued pour www.nuitdorient.com

    Titre initial: une Terre Arabe

    http://www.juif.org/go-blogs-22379.php

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