L’essai de missiles Anchor, signe d’une frappe plus dure en Syrie?

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Cette annonce survient après que la Russie a détecté 2 lancements de missiles.

Elle semble signifier qu’après avoir reporté la frappe planifiée contre la Syrie samedi, le Président Obama est en train de revoir ses plans, pour les faire monter en puissance, conformément aux attentes de ses interlocuteurs républicains. Les Etats-Unis et Israël ont mené, mardi 3 septembre, un exercice conjoint, en Méditerranée pour se préparer à toute attaque éventuelle de la Syrie et du Hezbollah contre Israël et la Jordanie, en représailles à une frappe militaire américaine en Syrie. Le missile Ankor (Anchor ou Sparrow, en anglais) a été utilisé comme missile-cible, afin de tester les intercepteurs.


Le missile Ankor israélien.

Selon les sources militaires de Debkafile, le test a démontré que, depuis qu’il a reporté son plan de frappe contre la Syrie, samedi, le Président Barack Obama a révisé ses projets et, plutôt qu’une attaque “de petite envergure, limitée”, il envisage une offensive plus vaste, visant la dégradation de l’appareil militaire du régime Assad c’est, du moins le souhait des Républicains, derrière John Mc Cain et Lindsey Graham”>Article original.

L’arrivée du porte-avions l’USS Nimitz en Mer Rouge est une preuve supplémentaire de cette intention, qu’il pourra ensuite, soumettre au Congrès.


L’USS Nimitz

L’exercice missilier indique aussi une remise à jour du consensus américano-israélien, qui prend très au sérieux l’Iran, la Syrie et le Hezbollah lorsqu’ils élèvent le niveau de leurs menaces de tirer des missiles contre Israël, la Jordanie et la Turquie, si les Américains poursuivent leur projet de frappe contre la Syrie. De telles répliques pourraient mener à une extension substantielle du conflit syrien vers une guerre régionale, que Moscou, Téhéran et Damas ont admis être virtuellement inévitable, au cours des dernières 48h.

Selon les sources militaires de Debkafile, les navires de guerre américains croisant face à la côte syrienne et dotés de missiles anti-missiles Aegis et de missiles de croisière Tomahawk parés pour la frappe en Syrie, ont bien pris part au test.

Ces manœuvres ont aussi activé le système de radars sophistiqués X-Band stationné dans le Neguev israélien Ce système est critique dans l’identification de roquettes iraniennes syriennes et du Hezbollah tirées vers Israël et Jérusalem, car il permet de fournir une alerte précoce de 3 à 5 minutes avant l’impact de l’attaque.

Le centre russe de détection de missiles d’Armavir, sur la Mer Noire, trace les lancements de missiles qui s’étendent entre l’Europe et l’Iran.

debka.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski

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Le ministère israélien de la Défense a publié une déclaration affirmant avoir testé avec succès ces missiles Anchor. Cette déclaration survient juste après que la Russie ait annoncé avoir détecté le lancement de deux missiles balistiques à partir de la partie centrale de la Méditerranée.

Le missile fait partie du système anti-missile d’Israël. Le test a été réalisé avec l’Agence de défense antimissile américaine.

Le lancement, qui a eu lieu à 10H16 de Moscou (06H16 GMT), a été détecté par les stations radar à Armavir (sud de la Russie), selon le ministère qui ajoute que le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, en a informé le président Vladimir Poutine.

Le ministère de la Défense s’est jusqu’à maintenant abstenu de commenter.

Un peu plus tôt, un officiel du ministère de la Défense russe avait critiqué les Etats-Unis pour avoir déployé ses navires aux abords de la mer Méditerranée près de la Syrie.

La semaine dernière, la Russie avait annoncé l’envoi en Méditerranée orientale d’un navire anti-sous-marins et d’un croiseur équipé de missiles alors que les Occidentaux semblaient se préparer à une attaque en Syrie. “La situation qui se complique dans l’est de la Méditerranée exige de notre part une certaine adaptation des forces navales. Un bateau de lutte anti-sous-marine et un bateau lance-missiles vont s’ajouter dans les prochains jours à la flotte” russe déjà présente dans cette région, avait précisé une source au sein de l’état-major des forces armées.

Moscou, qui soutient le régime de Damas depuis le début du conflit il y a deux ans et demi, devrait vraisemblablement bloquer toute décision au Conseil de Sécurité qui viserait à lancer une action punitive contre le président Bachar el-Assad.

i24news.tv Article original

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