L’échéance électorale américaine va-t-elle profiter au nucléaire iranien ?

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Le vice-premier ministre israélien, Moshe Yaalon, s’est dit dimanche 15 janvier “déçu” de l’attitude de Barack Obama envers l’Iran, qu’il juge trop timorée. Il dénonce notamment un comportement motivé, selon lui, par des considérations électorales à dix mois du scrutin présidentiel aux Etats-Unis.

Evoquant les hésitations de l’administration américaine à imposer sans attendre des sanctions pourtant votées par le Congrès, il a comparé ce comportement à celui de la France et de la Grande-Bretagne qui “adoptent, elles, une position très ferme et comprennent que des sanctions doivent être immédiatement imposées” à l’Iran, soupçonné de vouloir se doter de l’arme nucléaire.

“Aux Etats-Unis, le Sénat a adopté une résolution, par cent voix contre une, pour imposer de telles sanctions mais le gouvernement hésite, de crainte de voir s’envoler les prix du pétrole en cette année d’élection”, a dit Yaalon à Radio Israël. “A cet égard, c’est décevant”, a-t-il ajouté.

LETTRE DES ETATS UNIS À L’IRAN

De son côté, Téhéran a annoncé dimanche via son ministère des affaires étrangères que les Etats-Unis ont envoyé une lettre à l’Iran à propos du détroit d’Ormuz. Le porte-parole du ministère n’a cependant pas dévoilé le contenu de ce courrier, qui est en cours d’examination. “Si nécessaire nous y donnerons une réponse”, a précisé le responsable iranien.

Vendredi, le New York Times, avait affirmé que les Etats-Unis avaient utilisé un canal secret pour mettre en garde le guide suprême iranien l’ayatollah Ali Khamenei contre une fermeture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le trafic pétrolier.

La Maison Blanche est entrée en contact avec le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, l’avertissant qu’une éventuelle fermeture du détroit conduirait à une réponse des Etats-Unis, affirmait le quotidien, citant des responsables américains sous couvert d’anonymat.Ces responsables n’ont pas fourni de détails sur le canal secret utilisé, indiquant simplement qu’il ne s’agissait pas de la voie employée habituellement par Washington pour communiquer avec Téhéran, à savoir l’ambassade de Suisse.

Fin décembre, Téhéran avait menacé de fermer le détroit si les pays occidentaux adoptaient des sanctions contre ses exportations pétrolières en raison de son programme nucléaire controversé. Près de 35 % du pétrole brut transporté par voie maritime dans le monde transite par le détroit d’Ormuz.

Le Monde.fr

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