L’UE va sanctionner l’épouse du président syrien Bachar al-Assad

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L’Union européenne va adopter vendredi une nouvelle série de sanctions contre le gouvernement syrien qui viseront notamment l’épouse du président Bachar al-Assad, a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques. Asma al-Assad fait partie d’une liste de douze personnes, parmi lesquelles
plusieurs membres de la famille Assad, dont les avoirs seront gelés et dont
les déplacements seront interdits au sein de l’UE, a indiqué un diplomate
s’exprimant sous couvert de l’anonymat.

La décision de sanctionner Mme Assad doit être formalisée vendredi à
l’occasion d’une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à
Bruxelles.

Avec ses chaussures Christian Louboutin et ses robes griffées, cette fille
d’un éminent cardiologue de Londres, Fawaz al-Akhras, et d’une diplomate à la
retraite, Sahar Otri, a longtemps été perçue comme le « côté doux » de la
dictature.

Brune, mince, au sourire charmeur, Mme Assad était comparée volontiers à
Carla Bruni ou à Rania de Jordanie.

Avec son mari, elle a reçu le roi et la reine d’Espagne ou encore Brad Pitt et Angelina Jolie.

Lors d’une visite du couple en France en 2010, elle affirmait à Paris Match
avoir épousé M. Assad pour les « valeurs » qu’il incarne et l’hebdomadaire
l’avait présentée comme la « lumière dans un pays plein de zones d’ombre ».

Le magazine américain Vogue l’avait qualifiée de « Rose du désert » avant de
retirer son interview de son site internet après la révolte.

En Syrie, Asma al-Assad représentait pour beaucoup une promesse de
modernisme dans un pays longtemps isolé.

Ayant travaillé dans des banques internationales à Londres, elle était créditée d’un rôle considérable auprès de son mari pour la libéralisation de l’économie dirigiste du pays.

Mais Asma est désormais critiquée pour son silence face à la répression, au
point d’être qualifiée de « Marie-Antoinette ».

Le président Bachar al-Assad est déjà visé depuis mai 2011 par des
sanctions de l’UE. Au total, près de 150 personnes et organisations, dont les
principaux membres du régime syrien, font déjà l’objet d’interdictions de visa
en Europe et de gels d’avoirs.

L’UE a déjà pris ces derniers mois douze trains de sanctions contre Damas,
qui visent la banque centrale, le commerce de métaux précieux ou les vols fret.

Le régime du président Bachar al-Assad réprime dans le sang depuis plus
d’un an une révolte populaire.

BRUXELLES, 22 mars 2012 (AFP)

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