Kenya-Israël : un partenariat stratégique qui remonte à Entebbe

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Plusieurs sources font état de la présence d’Israéliens aux côtés des Kenyans pour tenter de déloger les Shebab du centre commercial de Nairobi. Une information peu surprenante, les deux pays entretenant des relations étroites depuis des décennies.

Attaque de Nairobi : Israël, un allié de poids pour les forces kenyanes.

Quelques heures après le début de l’attaque contre le centre commercial Westgate Mall de Nairobi, plusieurs sources kenyanes ont évoqué la présence d’agents israéliens aux côtés des forces locales, pour tenter de maîtriser le commando islamiste somalien shebab. “Les Israéliens viennent d’entrer et ils secourent les otages et les blessés,” déclarait ainsi à l’AFP, dimanche, une source sécuritaire kenyane sous couvert d’anonymat.

Ce matin, une source anonyme des services de sécurité israéliens a confirmé qu’une équipe a bien été dispatchée sur place, dans les premières heures de la crise des otages au centre commercial Westgate de Nairobi.

Les responsables qui en parlent ne disent pas quel type de services Israël fournit, mais sont formels : il n’y a pas d’unité combattante au sein de cette délégation. Associated Press”>Article original

Les responsables israéliens ont clairement dit que la défaite des terroristes d’al Qaeda prendra une grande signification, dans le monde.

“Israël est toujours prêt à aider d’autres pays, d’autres pays amis dans la lutte contre le terrorisme. C’est un enjeu global, et les Etats-Unis, Israël et d’autres pays occidentaux devraient coopérer de façon plus intensive.” a déclaré Yuval Steinitz, le Ministre israélien des affaires stratégiques, à Associated Press.


Visite de l’ex-Premier ministre kenyan Raila Odinga en Israël en 2011.
© AFP PHOTO/ GPO /AVI OHAYON

Le correspondant de FRANCE 24 à Jérusalem rapporte lui aussi qu’une source sécuritaire israélienne lui a confirmé la présence d’Israéliens sur place, “des experts qui ne jouent qu’un rôle de conseil pour le moment“.

Une information non infirmée ni confirmée par le gouvernement de l’État hébreu, qui, fidèle à sa ligne de conduite, n’a fait aucun commentaire sur cette affaire. “Nous n’avons pas pour habitude de commenter une quelconque opération conjointe de sécurité qui pourrait ou non être en cours“, indiquait simplement dimanche, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Paul Hirschson.

Des relations économiques, militaires et sécuritaires

S’il n’est guère étonnant de voir Israël prêter main forte au Kenya, c’est que les deux pays entretiennent d’étroites relations économiques et militaires depuis plusieurs décennies. “Le Kenya, base avancée d’Israël en Afrique“, titre d’ailleurs ce lundi le quotidien “Haaretz”. Le journal rappelle que l’État hébreu a vendu ces dernières années une quantité considérable d’armes au Kenya, tout en lui prodiguant son savoir-faire militaire. “Des centaines de soldats kényans ont ainsi reçu une formation en Israël pour lutter contre le terrorisme ou ont été formés au Kenya par des instructeurs officiels ou semi-officiels israéliens”, note “Haaretz”.


Opération Thunderbolt à Entebbe.

Ces liens, notamment militaires et sécuritaires, qui ont parfois été officieux, ont pris leur essor dans les années 1970, au milieu de la guerre froide, à l’instar des relations israélo-éthiopiennes. Ils se sont renforcés au fil des années dans le cadre de la montée du terrorisme en Afrique de l’Est. Ainsi, en juin 1976 à Entebbe (Ouganda), lors de la prise d’otages d’une centaine de passagers en provenance de Tel Aviv, les autorités kenyanes avaient permis aux commandos israéliens de faire escale à Nairobi, devenue alors une base logistique, pavant la voie au succès de l’opération de sauvetage.

La coopération a franchi un nouveau cap en 2002, à la suite d’un attentat suicide revendiqué par Al-Qaïda contre un hôtel fréquenté par des touristes israéliens, près de la ville côtière de Mombasa.

Un partenariat stratégique

“Israël est un partenaire géostratégique clé“, affirmait en 2007 le directeur général du ministère des Affaires étrangères kenyan, Tom Amolo, à un diplomate américain, selon un câble dévoilé par le site Wikileaks. “Il s’agit d’un contrepoids approprié pour nous face à certains États de la région qui ne respectent pas nos valeurs“, avait-il ajouté en référence au Soudan voisin, proche des mouvances islamistes honnies par Nairobi.

En 2011, l’ancien Premier ministre kenyan Raila Odinga, de retour d’une visite en Israël, déclarait que son pays avait obtenu l’appui de l’État hébreu pour constituer une “coalition contre le fondamentalisme en Afrique de l’Est, incorporant son pays, l’Éthiopie, le Sud- Soudan et la Tanzanie” le Rwanda et le Togo ne sont pas cités, mais bénéficient d’un soutien similaire”>Article original.

Dans un communiqué, il avait cité son homologue israélien Benjamin Netanyahou répétant que “les ennemis du Kenya sont les ennemis d’Israël“, ajoutant que les deux pays faisaient face à “des forces similaires qui complotent pour provoquer notre perte, je vois cela comme une opportunité pour renforcer nos liens”.

Le responsable kenyan avait, en outre, indiqué qu’il avait obtenu le soutien des Israéliens pour l’aider “à débarrasser son territoire des éléments fondamentalistes“. À l’époque, des sources officielles indiquaient que Tel Aviv avait accepté de fournir à Nairobi des drones, des vedettes rapides, des véhicules blindés et du matériel de surveillance électronique.

Pour Israël, l’enjeu est de stabiliser la Corne de l’Afrique, en participant à la lutte contre les activités de groupes islamistes liés à Al-Qaïda ou/et à l’Iran. La région représente en effet un intérêt stratégique pour l’État hébreu : l’accès au golfe d’Aden et à l’océan Indien.

Par Marc DAOU

france24.com Article original

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Le Kenya, base avancée d’Israël contre al-Qaida

L’État hébreu et le Kenya ont noué une véritable alliance sur le front militaire et des renseignements.

«Dans la lutte contre le terrorisme, Israël1 et le Kenya2 agissent main dans la main»: ces mots de condoléances du président israélien, Shimon Pérès3, ne sont pas seulement des propos de circonstances. Malgré les milliers de kilomètres qui les séparent, les deux pays ont noué une véritable alliance sur le front militaire et des renseignements. Selon des médias, des «conseillers» israéliens, spécialisés dans la gestion des prises d’otages, auraient été dépêchés d’urgence à Nairobi4 pour aider les forces locales à neutraliser le commando islamiste qui a pris d’assaut le centre commercial Westgate de Nairobi. Ces informations n’ont pas été confirmées.
Une telle assistance n’aurait toutefois rien d’étonnant. Depuis des années, l’État hébreu utilise le Kenya comme base de surveillance des groupes islamistes de la mouvance d’al-Qaida qui prolifèrent en Afrique. Un «front» devenu de plus en plus «chaud», notamment depuis l’attaque suicide d’al-Qaida contre l’ambassade des États-Unis, qui avait fait plus de 200 morts en août 1998.

En 2002, al-Qaida a perpétré un attentat au Kenya contre un hôtel appartenant à un groupe israélien. Des kamikazes ont fait exploser un véhicule tout-terrain dans l’établissement à Monbasa tuant 13 personnes dont trois Israéliens et dix Kényans. Au même moment, une seconde catastrophe a été évitée de justesse lorsque les forces de sécurité kényanes ont trouvé deux lance-roquettes prêts à l’emploi qui devaient faire exploser au décollage un avion charter de la compagnie israélienne El Al transportant plus de 260 passagers.
Gardiens de la révolution

Plus récemment encore, en juin de l’an dernier, deux membres des gardiens de la révolution iranienne ont été arrêtés au Kenya en possession d’explosifs. Condamnés à perpétuité, ils planifiaient un attentat anti-israélien pour venger une série d’assassinats de savants atomistes iraniens que Téhéran a attribués au Mossad5. L’un des accusés a affirmé devant la cour avoir été interrogé en prison par des Israéliens. Cette «intimité» est telle que selon le quotidien Haaretz, des experts israéliens dans la lutte antiterroriste ont formé des centaines de militaires et de policiers kényans aussi bien dans leur pays que lors de stages intensifs en Israël.
Auparavant, cette collaboration s’était déjà traduite de façon spectaculaire en 1976 lorsqu’un commando d’élite israélien avait libéré les passagers d’un avion d’Air France pris en otages par des terroristes palestiniens et allemands et détourné vers Entebbé en Ouganda. À cette occasion, le Kenya avait autorisé l’avion transportant les militaires israéliens à se ravitailler en carburant dans le plus grand secret. Une aide que les Israéliens n’ont jamais oubliée.

lefigaro.fr Article original

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Rappel :

Le 27 juin, 1976, le vol Air France 139, un Airbus A300, venant de Tel-Aviv en Israël et transportant 244 passagers et douze membres d’équipages décolle d’Athènes en Grèce, pour rejoindre Paris en France. Peu après le décollage à 12h30, le vol est détourné par quatre terroristes. Les preneurs d’otages, deux du Front populaire de Libération de la Palestine et deux Allemands de la Fraction armée rouge, aussi connue sous le nom de bande à Baader, prennent le commandement de l’avion et le détournent vers Benghazi en Libye. Là, il resta au sol pendant sept heures pour réapprovisionner en carburant, et pour relâcher une femme otage ; puis redécolla et arriva à 3h15 à l’aéroport international d’Entebbe en Ouganda.

Un raid surprise

Le gouvernement d’Israël devait jouer le jeu et laisser croire aux preneurs d’otages que pour la première fois de son histoire, Israël acceptait de négocier. En fait, le gouvernement planifia très tôt une action militaire de secours pour libérer les otages restants. Après plusieurs jours passés à collecter des renseignements et à planifier l’opération, trois avions de transport Hercules C-130 de l’armée de l’air israélienne décollèrent secrètement d’Israël et atterrirent à l’aéroport d’Entebbe sans être repérés par le contrôle aérien ougandais. Ils étaient suivis par un avion avec des équipements médicaux, qui atterrit à l’aéroport international de Jomo Kenyatta à Nairobi au Kenya (alors adversaire du régime d’Idi Amin Dada). Un autre avion, hébergeant le poste de commandement de l’opération, était lui parvenu au-dessus de l’aéroport d’Entebbe.

Les forces israéliennes atterrirent à 23 heures, avec les portes des avions cargo déjà ouvertes. Une Mercedes noire et une Land Rover descendirent des C-130, c’étaient des modèles identiques à celles utilisés par Amin Dada et ses gardes du corps lorsqu’ils venaient régulièrement rendre visite aux otages. Celles-ci étaient alors conduites par les soldats israéliens qui fonçaient alors vers le terminal. Elles étaient prêtées par des civils israéliens, et apparemment repeintes en noir pour le raid, étant entendu qu’elles seraient retournées aux propriétaires avec leur couleur d’origine.

Les responsables ougandais de la tour de contrôle furent apparemment confondus par ce stratagème, si bien qu’ils laissèrent la Mercedes et la Land Rover approcher du terminal. Les otages étaient assis dans le hall principal du bâtiment, directement adjacent à la voie de roulage. Les Israéliens sautèrent alors de leurs véhicules et jaillirent brusquement dans le terminal en criant : « À terre ! À terre ! » en hébreu. Un otage courut alors au devant du commando et fut abattu. Trois terroristes dans le bâtiment ont alors visé les troupes israéliennes avec leurs armes et ont été abattus. Un autre soldat demanda en hébreu : « où sont les autres ? » en parlant apparemment des terroristes. Les otages désignèrent la porte adjacente. Les soldats israéliens dégoupillèrent alors leurs grenades à main, défoncèrent la porte et les lancèrent à l’intérieur de la pièce. Après les explosions, des soldats entrèrent dans la pièce et tuèrent les trois autres preneurs d’otages, assommés par l’explosion. Les Israéliens retournèrent alors à leurs avions et commencèrent à embarquer les otages à bord. Quelques soldats ougandais commencèrent alors à leur tirer dessus depuis le toit de l’aéroport, tuant deux otages. Les Israéliens répliquèrent sans subir plus de pertes dans leurs rangs et achevèrent ainsi l’embarquement. On a dit que c’est à ce moment-là que le commandant de l’opération, Jonathan Netanyahu, a été tué. Mais dans son livre appelé Entebbe : un moment défini du terrorisme, Iddo Netanyahou a dit que Jonathan était sur le point d’entrer dans le terminal quand il a été touché par une rafale de AK-47. Il aurait alors donné l’ordre d’évacuer les otages avant qu’on s’occupe de ses blessures. Il mourut tandis qu’il était en train d’être évacué dans le C-130.

Le raid dura environ une quarantaine de minutes et six preneurs d’otages furent tués. Sur 103 otages juifs, trois moururent. Un total de quarante-cinq soldats ougandais furent tués durant le raid. Pour des raisons de sécurité, les avions de combat ougandais entreposés sur la piste furent détruits, il s’agissait de quatre Mig-17 et de sept MiG-21, la raison est évidente : empêcher les pilotes d’Amin Dada de s’envoler pour abattre les C-130.

Dora Bloch, une otage de 73 ans, était à l’hôpital de Kampala lors du raid israélien, admise à la suite d’un grave malaise. C’est là qu’elle mourut. En avril 1987, Henry Kyemba, alors ministre ougandais de la Santé, a raconté à la commission ougandaise des droits de l’homme que Dora Bloch a été traînée de force de l’hôpital et assassinée par deux officiers de l’armée suivant les ordres d’Amin Dada. Ses restes furent récupérés en 1979 à la suite de la guerre entre la Tanzanie et l’Ouganda qui précipita la fin du dictateur.

Une préparation minutieuse

Il est souvent écrit qu’une des raisons du succès du raid a été le fait que le terminal où ont été retenus les otages a été construit par une entreprise israélienne. En effet, les entreprises israéliennes étaient souvent impliquées dans la construction de bâtiments en Afrique durant les années 1960 et 1970. L’entreprise ayant construit le terminal avait toujours les plans, et les a fait parvenir au gouvernement israélien. C’est là un point crucial, mais il faut savoir qu’une copie exacte à la même échelle a été construite en quelques heures par l’armée israélienne, là, avec les indications précises des otages déjà relâchés (le nombre de preneurs d’otages, l’implication des troupes ougandaises et beaucoup d’autres détails importants), les hommes des forces spéciales israéliennes ont commencé à s’entraîner se donnant à chacun un rôle bien précis et déterminé.

Durant la semaine précédant le raid, Israël a essayé d’obtenir la libération des otages par diverses voies. Beaucoup de sources indiquent que le gouvernement israélien avait préparé la libération des prisonniers palestiniens en cas d’échec de la solution militaire. Un officier à la retraite, Chaim Bar-Lev, ayant connu pendant longtemps Amin Dada et ayant des relations personnelles fortes avec lui, a essayé de négocier sans succès au téléphone avec Amin Dada pour obtenir la libération des otages.

Israël renforcé sur la scène internationale

Le gouvernement ougandais a osé convoquer plus tard une session du Conseil de sécurité de l’ONU, afin d’obtenir une condamnation du raid israélien pour violation de sa souveraineté nationale. Le Conseil de sécurité refusa de passer une résolution dans ce sens. À l’adresse du conseil de sécurité, l’ambassadeur israélien Chaim Herzog déclara :

« Nous avons un message simple au conseil : nous sommes fiers de ce que nous avons fait, parce que cela démontre au monde entier que pour un petit pays, Israël en la circonstance, avec lequel les membres du conseil de sécurité sont maintenant tous familiers, la dignité, la vie humaine et la liberté constituent les valeurs les plus élevées. Nous sommes fiers, non seulement parce que nous avons sauvé la vie d’une centaine de personnes innocentes – hommes, femmes et enfants – mais aussi parce que la signification de notre acte signifie la liberté humaine. »

Chaim Herzog, Heroes of Israel, p. 284

Le succès de ce raid a aussi affaibli le gouvernement dictatorial d’Idi Amin Dada et renforcé ses opposants. Le régime tomba quelques années plus tard.

Ce qui aurait pu arriver …

Le vol des C-130 en rase motte au dessus de la Mer Rouge d’abord, puis du désert éthiopien, était une véritable prouesse et une folie pure, en effet, le vol en rase motte par temps épouvantable était extrêmement éprouvant pour les commandos qui auraient très bien pu être rendus indisponibles au combat par le « mal de l’air » ! Les conditions pour les pilotes étaient à la limite du possible : A l’atterrissage, le temps était exécrable et une catastrophe aurait très bien pu survenir avec les C-130 n°2 et n°3 qui eux atterrissaient dans l’obscurité totale !

Pour éviter le pire, les forces spéciales israéliennes avaient trouvé une technique simple et efficace dont Michel Bacos, le commandant de bord du vol Air France, sera témoin : tous les soldats israéliens qui s’étaient déversés sur le tarmac avaient leur casque recouvert d’un cache blanc pour pouvoir s’identifier et ne pas se tirer dessus dans la confusion. Lors de l’approche de l’aérogare par les membres des forces spéciales dans les deux véhicules, des erreurs dans le déguisement ont fait repérer le commando un peu trop tôt par rapport au timing prévu.

Et si tout ou presque avait été prévu, quand le colonel Yoni Netanyahu est abattu d’une rafale de AK-47, son corps est emporté dans le C-130 contenant tous les otages. Dans la confusion, on ne le fouille pas. Une grenade tombe de sa poche et tout le monde marche dessus sans y faire attention, première grave et terrible erreur qui aurait pu tuer tout le monde en plein vol ! Mais ce n’est pas finit : Arrivé en Israël, on se rend compte que sur le corps de Yoni Netanyahu il y a une grenade dont la charge a été touchée par une balle … c’est un miracle qu’elle aussi n’ait pas explosée en plein vol…

Selon le pilote du dernier C-130 à quitter le tarmac de l’aéroport, les ougandais avaient coupé l’éclairage et le pilote manqua de faire une sortie de piste…

L’opération Tonnerre est l’une des plus audacieuses jamais tentée et réussie ! Mais elle reste aussi l’une des opérations militaires les plus miraculeuses à ce jour : tous les experts s’accordent à le dire.

Equipement et Armement particulier

Les navigateurs israéliens disposaient du tout dernier système de navigation électronique, ce qui à l’époque était extrêmement rare. De même, les snipers israéliens disposaient de fusils avec intensificateur de lumière, ce qui était à l’époque aussi très moderne…

Comment les pilotes ont échappé aux radars

Plusieurs procédures seront prises, tout d’abord les avions de transports C130 voleront le plus bas possible sous la couverture radar, et en formation serrée de telle façon qu’ils ne fassent qu’un seul et même écho… Ensuite les avions de transport C-130 volant sous la couverture radar seront surplombés par des avions volant nettement dans la couverture radar, mais évoluant au même cap et à une vitesse comparables, de telle manière que les échos résiduels de basse altitude soient considérés comme des parasites des échos de haute altitude.

Pour l’essentiel de la distance Tel–Aviv/Entebbe, le Boeing 707 s’est collé au Boeing 707 faisant le vol régulier Tel-Aviv/Nairobi, de telle façon que lui aussi ne fasse qu’un spot radar. Quand le Boeing 707 a quitté le vol régulier, il a alors voté ensuite à une vitesse extrêmement bien précise et synchronisée avec les radars Ougandais, de telle façon qu’il ne fut pas repéré. Quand le Boeing se trouva à l’aplomb du radar d’Entebbe ; il se logea alors dans son cône d’ombre qui se trouvait juste à sa verticale, un cône extrêmement petit : de l’ordre de 10 Km de diamètre à 10.000m d’altitude juste à l’aplomb de l’antenne radar. Dans ce cône, le pilote pouvait voler indéfiniment et à la vitesse qu’il souhaitait, du moment qu’il ne sortait pas de ce cône d’ombre. Il est à remarquer que les avions échappent ainsi aux radars ennemis identifiés et au sol, mais pas à tous les radars; il est clair qu’ils restent parfaitement visibles d’un radar embarqué sur un avion, ou d’un radar placé ailleurs. Pendant que le Boeing 707 tournait sans fin dans le cône radar d’Entebbe, il était totalement invisible d’Entebbe…mais tout à fait visible de Nairobi !

lesgrandesoreilles.com Article original

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