Israël rejette une « arnaque du siècle » avec l’Iran

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Israël rejette un « accord du siècle » avec l’Iran. Kerry part pour Genève, pour vendre une possible percée pour un accord sur le nucléaire iranien avec les grandes puissances.

Israël rejette « complètement » un accord en préparation avec les grandes puissances sur le nucléaire iranien et ne sera pas lié par semblable arrangement, a annoncé Benyamin Netanyahou vendredi.

En fin de journée jeudi, le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney a annoncé qu’en échange de «mesures vérifiables et concrètes » de la part de l’Iran pour répondre aux préoccupations internationales de longue date, les puissances mondiales envisageraient « un allègement limité, ciblé et réversible qui n’affecte pas l’architecture de base des sanctions ».

Le Premier ministre israélien, avant de s’entretenir avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry vendredi matin, a dit que l’Iran avait obtenu « l’accord du siècle ».

« Israël le rejette complètement et ce que je suis en train de vous dire est partagé par beaucoup dans la région, que cela soit exprimé en public ou non. Israël n’est pas lié par cet accord et Israël fera tout ce qu’il faut pour se défendre ainsi que protéger la sécurité de son peuple », a-t-il confié à la presse.

L’Etat hébreu a répété à maintes reprises qu’il pourrait frapper l’Iran si ce dernier ne metttait pas un terme à son programme nucléaire en accusant la République islamique de chercher à se doter secrètement de l’arme atomique.

Benyamin Netanyahou rencontrait le chef de la diplomatie américaine pour la troisième fois en à peine 48 heures. Le secrétaire d’Etat doit s’envoler immédiatement après pour Genève afin d’assister à la deuxième journée des pourparlers entre le « P5+1 » et l’Iran.

« D’après ce que je comprends, les Iraniens sont très satisfaits de Genève et ils devraient l’être en effet puisqu’ils ont tout obtenu en échange de rien« , a ajouté Netanyahou.

« Tout ce qu’ils voulaient, un allègement des sanctions après des années d’un régime de sanctions sévères, ils l’ont obtenu. Ils n’ont rien à payer en échange parce qu’ils ne réduiront en aucune façon leurs capacités d’enrichissement nucléaire« .

Un responsable israélien a refusé de divulguer le contenu de l’accord en préparation à Genève ainsi que la manière dont l’Etat hébreu en avait pris connaissance.

Le Premier ministre israélien, cité jeudi soir par un responsable haut placé, a déclaré que l’accord envisagé enterrerait « la possibilité de parvenir à un règlement pacifique ».

Kerry en route pour Genève


Munich 1938-Genève-2013

John Kerry est déterminé à « faire tout son possible » pour réduire les divergences avec l’Iran sur son programme nucléaire, a déclaré vendredi un haut responsable du département d’Etat peu avant le départ du chef de la diplomatie américaine pour Genève.

« C’est un processus complexe« , a expliqué le responsable à Tel Aviv où John Kerry rencontrait le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. « En tant que membre du groupe P5+1, il est résolu à faire tout son possible pour aider à réduire ces divergences« , a-t-il ajouté.

Le fonctionnaire a déclaré que Kerry avait décidé d’écourter sa visite au Moyen-Orient pour se rendre à Genève à l’invitation de Catherine Ashton, la responsable des Affaires étrangères de l’Union européenne. où l’Iran et six puissances mondiales tiennent les négociations.

Kerry doit tenir une réunion tripartite avec le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif , d’Iran et de Catherine Ashton, chef de la politique étrangère de l’Union européenne.

En signe que la tournure des événements devient de plus en plus sérieuse, des sources diplomatiques ont indiqué que les ministres des Affaires étrangères allemand, britannique et français seraient également se rendre à Genève.

Un texte intérimaire est en cours de préparation et le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a estimé que c’était une « étape importante », a précisé une source diplomatique, qui a ajouté qu’il y aurait une réunion ministérielle.

Des diplomates à Genève ont déclaré travailler sur un accord possible afin de mettre fin au bras de fer entre l’Occident et l’Iran qui dure depuis dix ans. Des responsables iraniens ont déclaré jeudi qu’ils étaient prudemment optimistes quant aux perspectives d’un accord, et ont noté que rien n’avait encore été finalisé.

Les progrès dans les négociations multilatérales se sont reflétés jeudi lors d’une rencontre bilatérale tenue entre les responsables américains​ et iraniens en marge de la réunion entre l’Iran et les six puissances mondiales.

Une réunion d’une heure entre les délégations américaine et iranienne, dirigée par le sous-secrétaire d’État adjoint aux affaires politiques Wendy Sherman et le ministre adjoint des Affaires étrangères iranien Abbas Abbas Araghchi, aurait permis des «conversations substantielles et sérieuses« , a affirmé un responsable de haut niveau du département d’État américain.​

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a indiqué jeudi que « L’Iran fait des progrès dans les négociations qui se tiennent à Genève entre l’Iran et le groupe des 5+1 sur son programme nucléaire, mais les discussions ne sont pas faciles ».

« Le ministre des Affaires étrangères s’est entretenu dans la matinée avec la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. Au cours de cet entretien, il s’est montré optimiste quant à la conclusion d’un accord d’ici à la fin de la semaine.

« Si tout le monde essaie de son mieux nous pouvons y parvenir », a-t-il déclaré aux journalistes après cette discussion.

Mercredi, un haut responsable américain avait déclaré que les Etats-Unis étaient prêts à proposer à l’Iran un allègement restreint des sanctions si Téhéran acceptait un « premier pas » non précisé.

« Ce que nous attendons maintenant est une première phase, un premier pas, un accord initial qui arrête la progression du programme nucléaire iranien pour la première fois depuis des dizaines d’années et potentiellement le fait revenir en arrière », a affirmé ce responsable sous couvert d’anonymat. En échange Washington est prêt à « offrir un soulagement dans les sanctions, limité, ciblé et réversible sans toucher dans ce premier pas à l’architecture de ces sanctions ».

Les négociateurs sont sous pression à Washington, avec un Congrès de plus en plus impatient de durcir encore les sanctions économiques contre l’Iran et à Téhéran , avec l‘aile dure du régime, opposée à toute concession sur l’enrichissement d’uranium qu’elle considère comme un droit.

Les négociateurs iraniens avaient réussi lors de la réunion de la mi-octobre à Genève a détendre pour la première fois l’atmosphère et à engager un dialogue subtantiel, pour la première fois directement en anglais, entre tous les participants.

Ils ont reçu dimanche le soutien de poids du Guide la révolution, l’ayatollah Ali Khamenei, qui a le dernier mot sur ce dossier stratégique, et a appelé à ne pas les « affaiblir » dans « leur mission difficile » NDLR : Et a aussitôt fait diffuser une vidéo officielle de la destruction programmée d’Israël Article original« >Article original.

REUTERS/Jason Reed

i24news.tv Article original

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