Israël a éliminé des membres du réseau jihadiste international à Gaza.

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Israël a affirmé avoir “visé et touché” des membres de la mouvance jihadiste internationale, un réseau incluant des Palestiniens et des Egyptiens selon l’armée, lors de deux raids aériens mardi soir sur la bande de Gaza. Au moins un Palestinien a été tué et une douzaine d’autres blessés, dont deux grièvement, par des frappes aériennes israéliennes contre l’enclave palestinienne, selon des sources hospitalières locales.

Abdallah Al-Telbani, 22 ans, circulait dans un triporteur quand il a trouvé la mort lors d’une première frappe sur le camp de réfugiés de Jabaliya, au nord de la ville de Gaza, ont précisé des sources médicales palestiniennes. Deux autres Palestiniens ont été blessés.

Une deuxième frappe aérienne a ensuite atteint une jeep roulant à l’est de l’agglomération de Gaza, blessant dix personnes, dont deux sérieusement, ont indiqué les autorités sanitaires du territoire.

Dans un communiqué, l’armée israélienne a indiqué avoir d’abord ciblé “un terroriste associé au Jihad mondial et un affidé” puis “une unité affiliée au mouvement terroriste du Jihad mondial” dans le nord de la bande de Gaza. “Cette unité avait été déjà repérée par l’armée israélienne à la suite d’une tentative d’effectuer une attaque terroriste à la frontière entre Israël et l’Egypte”, a ajouté le communiqué. “Ils (…) faisaient partie d’une vaste infrastructure de l’internationale jihadiste qui comprend des terroristes de la bande de Gaza et d’Egypte”, ont déclaré à l’AFP des sources militaires sous couvert de l’anonymat.

“L’organisation terroriste Hamas (au pouvoir à Gaza, ndlr) était au courant de l’intention d’exécuter une attaque terroriste via la péninsule du Sinaï (égyptien). Néanmoins, le Hamas a préféré éviter une confrontation avec des jihadistes internationaux”, ont ajouté ces sources. Ces jihadistes sont considérés comme proche du réseau Al-Qaïda. Au début du mois, des unités de l’armée déployées dans le sud d’Israël, le long de la frontière avec le Sinaï égyptien, avaient été placées en “état d’alerte renforcé” de crainte d’une attaque terroriste.

Le 18 août dernier, un commando armé avait franchi la frontière israélo-égyptienne et mené plusieurs opérations coordonnées dans le désert du Néguev, à une vingtaine de kilomètres au nord de la station balnéaire d’Eilat, au bord de la mer Rouge, tuant huit Israéliens, dont un soldat et un policier. L’armée israélienne a identifié deux des Palestiniens visés par sa frappe: Rami Daoud Jabar Khafarna, né en 1984 et originaire de Gaza, un ancien membre de la branche armée du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, et Hazam Mahmoud Sa’adi Al-Shakr, un autre Gazaoui né en 1985 et également ex-brigadiste du Hamas.

Ces frappes surviennent alors que le mouvement islamiste Hamas est engagé dans un processus de “réconciliation nationale” avec son rival du Fatah, dirigé par le président palestinien Mahmoud Abbas. Le chef du Hamas, Khaled Mechaal, basé en Syrie, s’est prononcé récemment en faveur de “la résistance populaire pacifique”, qui supposerait que son mouvement renonce dans les faits à la lutte armée. Le Hamas a instauré une trêve tacite avec Israël grâce à une médiation de l’Egypte.

Le second mouvement islamiste de Gaza, le Jihad islamique, principal protagoniste des récentes épreuves de force avec Israël à Gaza, est également partie prenante de la tentative de réconciliation entre les principales factions palestiniennes. Créé en 1980 et d’inspiration pro-iranienne, le Jihad islamique, qui représente la deuxième force combattante de Gaza, observe également la trêve avec Israël depuis la fin octobre au nom du “consensus national” palestinien.

La dernière frappe meurtrière israélienne à Gaza remontait au 9 décembre lorsqu’un homme et son fils de 12 ans avaient été tués par un raid aérien qui avait touché une maison proche d’un centre d’entraînement du Hamas.

JERUSALEM, 28 déc 2011 (AFP)

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