Iran: les sanctions fonctionnent

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Les mesures internationales adoptées pour
sanctionner la poursuite par l’Iran de son programme nucléaire fonctionnent, a
estimé Dennis Ross, ex conseiller pour le Proche Orient du président américain
Barack Obama, dans une interview publiée mercredi par Haaretz.
“Le fait est que la monnaie (de l’Iran) a été dévaluée de moitié ces six
dernières semaines (…) Historiquement, les gouvernements qui ont été
confrontés à une telle dévalutation de leur monnaie se sont retrouvés en
difficulté”, a affirmé au journal M. Ross qui dirige à présent le Washington
Institute for Near East Policy.

“Je dirais que les sanctions fonctionnent (…) Ils (les Iraniens) peuvent
constater que les Européens vont boycotter leur pétrole, et cela a déjà eu un
effet sur les Chinois qui ont réduit leurs achats de moitié et cherchent à
obtenir des rabais”, a-t-il ajouté.

M. Ross a aussi souligné que l’Inde veut de son côté acheter 45% de son
pétrole iranien avec sa propre devise, le roupie, “ce qui signifie que l’Iran
devra ainsi acheter des produits en Inde, qu’il en ait besoin ou non”.

Selon M. Ross, les Iraniens sont “sous pression”, et c’est la raison pour
laquelle “ils se disent soudain prêts à rencontrer le P5+1”, les cinq grandes
puissances membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne.
Le président Obama a signé le 7 février un décret permettant de bloquer
“tout bien ou participation dans des avoirs du gouvernement iranien” aux
Etats-Unis. Ce décret vise nommément le secteur financier iranien, dont la
banque centrale, et fait entrer en vigueur d’autres sanctions annoncées le 31
décembre contre la banque centrale et le secteur pétrolier.

“Il s’agit des sanctions qu’Israël réclamait”, a encore déclaré M. Ross en
rappelant que M. Obama “n’a écarté aucune option, mais préfère privilégier la
diplomatie” pour dissuader l’Iran de poursuivre son programme nucléaire.
Israël, les Américains et les Européens accusent l’Iran de vouloir se doter
de l’arme nucléaire sous couvert de programme à des fins civiles, ce que
Téhéran dément.

source AFP

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