Iran: Jérusalem et Riyad coopéreraient activement

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L’Arabie Saoudite ouvrirait son espace aérien à Isaël en cas d’attaque nécessaire contre l’IranLa question en suspens consiste à connaître la position de la France, dans ce rapprochement stratégique circonstancié et limité à l’inquiétude partagée d’un mauvais accord en faveur de l’Iran. Paris lui apporte t-il son soutien diplomatique à Genève, et jusqu’où sera t-elle prête à aller, sur le plan militaire, puisque de nombreux contrats unissent les pays du Golfe et la France?

La date de sortie de ce reportage du Sunday Times n’a donc rien de fortuit. Il est encore renforcé par un article du Washington Post, qui affirme que les Emirats d Golfe ont demandé à Israël de leur apporter un « bouclier militaire », alors qu’ils pensent que les forces américaines massées dans la région ne feront rien pour les soutenir, tenus par un accord entre Washington et Téhéran.

Alors que les puissances mondiales préparent un accord avec l’Iran pour stopper son programme nucléaire, Israël et l’Arabie saoudite pourraient coopérer dans le cadre d’une possible intervention militaire au cas où les résultats obtenus par voies diplomatiques ne leur conviendraient pas.

Selon un rapport du journal anglais “Sunday times”, Riyad a déjà donné à Israël la permission d’utiliser son espace aérien pour une attaque sur les infrastructures nucléaire de la République islamique d’Iran. Israël et l’Arabie saoudite, officiellement ennemis, ont également accepté de coopérer sur l’usage d’hélicoptères de secours, d’avions-citernes et de drones.

“Les Saoudiens sont furieux et sont prêts à donner à Israël toute l’aide nécessaire”, rapporte une source diplomatique anonyme.

Dans une interview à CNN, diffusée samedi, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré que la survie de son pays dépendait de lui, ajoutant que “l’Iran maintient sa capacité nucléaire, c’est à dire, la capacité de produire des bombes nucléaires qui menacent le futur de l’Etat hébreu.”

M. Netanyahou a déjà fait référence aux intérêts communs de la région par le passé.

“Je pense que certains pays qui ont toujours pensé qu’Israël était l’ennemi comprennent aujourd’hui qu’Israël et eux sont du même côté, que nous avons à faire face aux même régime aggressif iranien qui ne subjugue pas seulement son propre peuple mais cherche à subjuguer tout le Moyen Orient”, expliquait le Premier ministre lors d’une interview donnée à i24news plus tôt ce mois-ci.

“Ce qu’ils font maintenant n’est rien comparé à ce qu’ils seront capables de faire lorsqu’ils auront la bombe nucléaire et je pense que cela modifie la manière dont pensent de nombreux pays arabes dans la région à propos de l’Iran et de leur relation avec Israël” ajoutait-il.

Démantèlement des infrastructures nucléaires

M. Netanyahou a également laissé entendre qu’il ordonnerait une attaque militaire si l’accord obtenu par les puissances mondiales ne satisfaisait pas les demandes israéliennes de démantèlement des infrastructures nucléaires.

“Israël n’est engagé en rien par cet accord et fera tout ce qui est en son pouvoir pour se défendre et défendre ses citoyens”, a-t-il déclaré avant une rencontre avec le secrétaire d’état américain, John Kerry.

Le président israélien, Shimon Peres a, quant à lui, insisté sur le fait qu’il ne devait y avoir aucun “répit” de la pression internationale sur Téhéran.

“Nous sommes convaincus que si l’Iran fabrique sa bombe, tous les pays du Moyen Orient voudront le suivre”, a expliqué M. Peres au « Sunday Times ».

Tout comme Israël, Riyad voit l’Iran dôté d’une arme nucéalire comme une menace de son influence à travers la région à majorité sunnite et a exprimé sa colère face à la souplesse de l’Occident en renoncant à son siège au Conseil de sécurité de l’ONU.

L’Arabie saoudite aurait également obtenu l’arme nucléaire auprès du Pakistan.

Négociations P5+1

La troisième série de négociations entre les pays du P5+1 – les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, la Russie, l’Angleterre et la Chine – débuteront mercredi à Genève.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavror a déclaré samedi que les négociations avaient su résoudre les questions fondamentales et qu’il y avait une réel chance d’atteindre un accord la semaine suivante.

“Notre sentiment est qu’il y a une bonne chance qui ne doit pas être ratée”, rapporte M. Lavror. “Il n’y a pas de désaccord fondamentale sur les questions à résoudre”.

Une source officielle américaine a également déclaré qu’un accord avec l’Iran serait possible à la prochaine réunion mais que certains sujets étaient encore à résoudre. “Nous allons travailler dur la semaine prochaine. Je ne sais pas si nous allons obtenir un accord mais c’est possible que oui. Il reste d’importantes décisions à négocier”, raconte-t-il.

Les dernières négociations n’ont pas vu conclure un accord pour arrêter le programme nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions.

17-11-2013/ I 24 NEWS Article original

1 COMMENT

  1. Mon cher ami, nous avons survécu à 2000 ans d’exil chez nos ennemis, ce qu’aucun peuple n’a jamais fait et ne fera jamais. Israel est certes seul sur terre, mais il a son gardien qui le protège jour et nuit.

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