Irak: fin du siège d’un centre commercial de Kirkouk, 14 morts

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Les forces de sécurité ont mis fin jeudi à un siège de plusieurs heures d’un centre commercial de Kirkouk dans le nord de l’Irak, qui s’est soldé par la mort de 14 personnes dont cinq assaillants, selon des responsables.L’attaque, au cours de laquelle des civils ont été pris en otages, avait été lancée mercredi à la mi-journée par des hommes armés dont certains portaient des ceintures explosives.
Elle avait été déclenchée par l’explosion d’une voiture piégée contre un poste des services de renseignement de la police, adjacent au “Jawaher Mall”, suivie d’un échange de tirs entre les assaillants et les forces de l’ordre.

Alors que les affrontements se poursuivaient, des hommes armés, dont certains portant des ceintures explosives, ont pris d’assaut le centre commercial tout près, pris plusieurs civils en otages puis sont montés sur le toit, où ils ont tiré sur les policiers qui les pourchassaient, selon les responsables de la sécurité.

Vers minuit locale, les forces de sécurité ont pris d’assaut le complexe et ont réussi à libérer 11 otages, tous sains et saufs.
Mais des responsables de la sécurité et de la santé ont fait état de neuf morts dans l’attaque, dont huit membres des forces de sécurité. Au moins cinq assaillants ont par ailleurs été tués dans le centre commercial abritant plus de 100 magasins et situé dans un quartier à majorité turkmène, ont-ils ajouté.

La ville pétrolière multiethnique de Kirkouk est un terrain fertile pour les insurgés en raison des divisions entre d’une part les Kurdes souhaitant son rattachement à la région autonome du Kurdistan irakien et de l’autre le gouvernement de Bagdad et d’autres communautés de la ville opposés à un tel projet.

Les violences qui endeuillent l’Irak depuis plus de dix ans ont connu cette année un nouveau pic, avec plus de 6.200 morts depuis janvier. Les autorités se disent particulièrement inquiètes de la résurgence de groupes liés à el-Qaëda, enhardis par le conflit en Syrie voisine, et accusent des insurgés sunnites liés au réseau extrémiste de la plupart des attentats.

Analystes et diplomates étrangers s’accordent à dire que le gouvernement ne parvient pas à gérer la frustration de la minorité sunnite, qui s’estime discriminée par le gouvernement dominé par les chiites.
La paralysie de l’appareil politique, due en grande partie aux différends entre sunnites et chiites, associée à une corruption endémique, contribue aussi à alimenter l’instabilité.

05-12-2013/AFP

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