ISRAEL – Société : la fille du Rabbin Ovadia Yossef contre la ségrégation des femmes

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La question de l’incitation a la ségrégation des femmes par groupuscules extrémistes défraie actuellement la chronique en Israël, et soulèvent l’indignation de l’écrasante majorité du public.

Alors que ces groupes tentent d’imposer une ségrégation systématique des femmes issues de leurs milieux (autobus « séparé », rues interdites à la circulation féminine, etc.) – une campagne de « contre-affichage », appelant les femmes à « lutter pour leur dignité et leurs droits fondamentaux », fleurit sur les murs des rues de Jérusalem, et à proximité du quartier de Mea Shéarim.

Derrière cette initiative qui consiste à « surprendre les fanatiques sur leur propre terrain », on trouve divers militants sociaux, mais également des personnalités religieuses soucieuses de lutter contre cette radicalisation.

Ainsi, Adina Bar Shalom, la fille du rabbin Ovadia Yossef, leader spirituel du parti Shass (sépharade orthodoxe), vient de s’engager publiquement contre « l’exclusion des femmes », ainsi que Heïdi Moses, la fille du vice ministre de l’Education Eliezer Menahem Moses, lui-même Haredi..

Dans un entretien accordé au site Internet Ynet, celle-ci a parlé de la tendance « khomeiniste » qui, selon elle, caractérise certains secteurs « durs » de la communauté observante, qui risque de « prendre encore de l’ampleur ».

Lundi soir, des militants ont distribué tracts et affiches à Haïfa, à Jérusalem et à Tel Aviv, appelant « le peuple d’Israël à ne pas rester les bras croisés et à se lever contre la ségrégation dont souffrent certaines femmes ».

Des jeunes issus du parti Kadima ont pour leur part publiquement exigé que le cas de Tanya Rosenblit – une jeune femme ayant refusé de « passer à l’arrière d’un autobus se rendant d’Ashdod à Jérusalem, comme l’exigeaient des voyageurs ultra-orthodoxes » – serve d’avertissement et incite « tous les défenseurs de la démocratie et de la liberté de l’individu à se mobiliser contre ces attitudes d’un autre temps et contraires à la loi ».

Selon la dirigeante de Kadima, Tzipi Livni, le « combat qui doit être mené contre les fanatiques touche à l’image de l’Etat d’Israël lui-même, à un moment où nous sommes témoins d’une vague de fanatisme qui touche non seulement les femmes, mais s’expriment encore par des agressions commises contre la police et contre des mosquées, pour ne rien dire des lois anti-démocratiques qui semblent être en cours d’adoption ».

par Laurent COHEN

Israël Infos Article original

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