Grande-Bretagne: l’expulsion du chef d’un groupe islamique arabe israélien annulée en appel

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La justice britannique s’est prononcée contre l’expulsion du chef du Mouvement islamique arabe israélien, cheikh Raëd Salah, a-t-on appris dimanche auprès du ministère de l’Intérieur à Londres, qui envisage de faire appel.

“Nous sommes très déçus par la décision de la justice qui a jugé en seconde instance l’appel de Salah (contre son extradition) recevable”, a déclaré un porte-parole du ministère.

“Nous étudions le jugement et si nous pouvons faire appel, nous le ferons”, a-t-il ajouté.

La justice britannique s’est prononcée contre l’expulsion du chef du Mouvement islamique arabe israélien, cheikh Raëd Salah, a-t-on appris dimanche auprès du ministère de l’Intérieur à Londres, qui envisage de faire appel | Ahmad Gharabli

Cheikh Raëd Salah, dont le nom figurait sur une liste noire des autorités recensant les personnes interdites d’entrée en Grande-Bretagne, avait été arrêté en juin 2011 au Royaume-Uni, quelques jours après avoir passé sans encombre les contrôles à l’aéroport londonien d’Heathrow.

Selon ses avocats, il n’était pas au courant qu’il était sur une liste de personnes interdites d’entrée dans le pays.

Il avait ensuite été remis en liberté conditionnelle à la mi-juillet par la justice britannique, en attendant une décision sur son expulsion réclamée par le gouvernement.

Les autorités avaient justifié leur demande en affirmant qu’il avait eu “un comportement inacceptable” et que son départ était “dans l’intérêt public”.

Le 26 octobre, un tribunal s’était prononcé en première instance pour son expulsion. Mais les avocats de Raëd Salah avaient fait appel et la demande du gouvernement a été déboutée samedi en deuxième instance.

Cet Arabe israélien est à la tête de l’aile radicale du Mouvement islamique, une organisation extra-parlementaire, légale en Israël mais très surveillée en raison de soupçons sur ses liens avec le mouvement islamiste Hamas.

Plusieurs milliers de personnes avaient manifesté à Nazareth, ville à majorité arabe du nord d’Israël, en juillet pour protester contre sa détention.

Avant son interpellation à Londres, cheikh Raëd Salah avait déjà eu maille à partir à maintes reprises avec la justice en Israël, notamment pour avoir participé à une flottille d’aide internationale à Gaza.

AFP

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