Erdogan n’aura que des terroristes pour amis.

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Le Sénat français vient de voter une loi qui punit sévèrement toute négation d’ un génocide reconnu par la France y compris celui des Arméniens .
C’est évidemment une bonne chose en soi que des falsificateurs de l’histoire ne puissent plus impunémmment nier les génocides des Arméniens, des Cambodgiens et des Tutsis , comme ils se permettent de le faire scandaleusement pour la Shoah.

Les Turcs ont fort mal pris la chose et leur premier ministre Recyp Erdogan a menacé la France de toutes sortes de représailles qui si elles étaient mises en application nous feraient très mal.

Pourquoi a-t-il il réagi avec tant de violence à cette loi, alors que le génocide Arménien est une vérité historique incontournable qui commence même à être reconnue par certains de ses compatriotes ?

Il avait déjà pris prétexte de la douloureuse affaire du “ Mavi Marmara “et de la flotille pour Gaza pour rompre pratiquement toutes relations avec son ancien allié Israél dans le but évident de renforcer son pouvoir en attisant l’orgueil national et d’attirer à lui le monde arabo-musulman en s’alignant sur ses positions les plus extrêmes.

On a l’impression qu’il veut recidiver aujourd’hui avec la France et se grandir à ses dépens.

Comment expliquer autrement cette fureur alors qu’il connaissait de longue date les positions de notre pays, concrétisées déjà par la loi du 29 janvier 2001 qui reconnait formellement le génocide arménien ?

Dans la situation pour le moins compliquée du proche et du moyen orient, de plus en plus tenté par l’Islamisme radical et le rejet de l’occident et de ses valeurs, tout en partageant la douleur des Arméniens et leur sentiment d’injustice face à un négationisme d’état, on peut cependant s’interroger sur l’opportunité de cette loi .

D’autant que, faible lueur d’espoir, commence à se nouer entre certains intellectuels turcs et arméniens un timide dialogue comme en témoigne le livre « Dialogue sur le tabou arménien » ; du turc Ahmet Insel, enseignant à l’université Galatasaray, et de Michel Marian français d’origine arménienne, enseignant à Sciences Po.

D’une façon ou d’une autre, il serait temps que la Turquie finisse par assumer son Histoire comme le firent d’autres avant elle.

André Nahum
Radio Judaiques FM

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