Elle a forcé sa fille à porter un bébé à sa place

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Parmi les nombreuses dérives, liées à la GPA (la gestation pour autrui) et la PMA (la procréation médicalement assistée) on voit de plus en plus de choses scandaleuses, comme celle relatée ci-dessous.

Au nom de la modernité, les défenseurs de toutes les dérives liées à la procréation, que ce soit par le mariage pour n’importe qui, ou avec les enfants n’importe comment, nous mènent directement vers des catastrophes identitaires, où l’enfant est un objet de plaisir et non un être à part entière, avec son histoire et son identité.

Il devient le résultat de croisements inconnus, que l’on cherche justement à masquer, pour éviter toute revendication identitaire, afin de bien brouiller le passé, sans se préoccuper de son futur.

Quand certains parlaient d’inceste, voilà quelque chose qui y ressemble.

Merci Hollande, merci Taubira. Les enfants sont moins bien traités que le maïs génétiquement modifié.

JForum.frEn Angleterre, une femme voulait un bébé à tout prix, imposant à sa fille des inséminations artisanales à répétition. Elle a écopé de cinq ans de prison pour “cruauté sur enfant”.

A l’âge où d’autres adolescentes se rebellent, Audrey a voulu obéir à sa mère, aveuglément. Pour la Fête des Mères, la jeune fille a dressé sur une carte la liste des choses qui plairaient à la sienne, promettant de les exaucer. Parmi elles, la photo d’un test de grossesse positif. A l’âge où la plupart des mères craignent que leur fille ne tombe enceinte, la sienne l’a forcée à porter un bébé à sa place.

Audrey (1) est l’aînée des trois filles, toutes adoptées à l’étranger. Les services concernés avaient refusé à la mère une quatrième adoption, mais elle voulait un autre bébé à tout prix. L’idée a alors germé. “Au début, j’ai été choquée, vraiment choquée”, a dit sa fllle à l’audience. Mais elle voulait tellement que sa mère l’aime. A la maison, c’était l’amour ou la peur au rythme des humeurs de la mère.

Des seringues de spermes récupérées sur internet

Entre 14 et 17 ans, Audrey a procédé elle-même à des inséminations dans la salle de bains avec les seringues de sperme que sa mère s’était procurées sur internet. Ca n’a pas marché tout de suite. Elle a fait au moins une fausse couche, à 15 ans. Et comme sa mère avait lu quelque part qu’un régime acide multipliait les chances d’avoir une fille, Audrey prenait souvent des douches de vinaigre et des bains citronnés. A l’été 2011, un bébé est né. Un garçon.

Cette histoire, jugée à huis clos en Grande-Bretagne, n’aurait jamais été rendue publique si des journaux britanniques n’avaient obtenu de la justice le droit d’en rendre compte. Sous réserve de respecter l’anonymat de la famille. Et dans l’intérêt des filles. La mère a écopé de cinq ans de prison pour “cruauté sur enfant “. Le juge Peter Jackson, en rendant son verdict, a estimé que les agissements de cette femme “méchante et égoïste” défiaient l’entendement.

Deux fois, un médecin du quartier avait alerté les services sociaux

Les voisins n’ont rien su du drame qui se jouait derrière les rideaux toujours tirés de cette banale maison mitoyenne. Dans le quartier, on ne voyait que rarement les trois filles, qui n’allaient pas à l’école. Cette Américaine divorcée leur faisait elle-même la classe. Rien de suspect à cela : les parents qui n’aiment pas l’établissement dont dépend leur enfant optent parfois pour le home schooling.

Toutefois, on entendait beaucoup crier. Une fois, rapporte le ” Daily Mail “, la mère était partie pour dix jours aux Etats-Unis avec la cadette, laissant à Audrey le soin de s’occuper de sa petite sœur en bas âge. Deux fois, un médecin du quartier avait alerté les services sociaux. Mais, au téléphone, la mère s’était montrée rassurante ; ils ne s’étaient même pas déplacés.

C’est à la maternité que les infirmières ont tiqué. La mère ne voulait pas que sa fille allaite : “Nous ne voulons pas de ce genre de lien. ” Puis son attitude envers le bébé a commencé à inquiéter. La mère ne le regardait pas d’un bon œil ; il n’était pas cette quatrième fille tant désirée. Craignant pour son enfant, la fille a fini par parler.

La Grande-Bretagne sous le choc

La Grande-Bretagne a été sous le choc. Comment des services d’adoption ont-ils pu confier non pas un mais trois enfants à une femme jugée “cruelle”, qui avait fait de son domicile un “cocon toxique” ? Autre préoccupation : la facilité avec laquelle un particulier peut se procurer sur le Net du sperme à des fins d’insémination.

La mère a eu recours à l’antenne danoise de Cryos International, une banque de sperme, qui ne demande, sur son site, qu’à multiplier les franchisés dans le monde. 22 062 bébés depuis 1991. “De la semence de haute qualité testée” et “prête pour la livraison”. ” C’est parfaitement illégal”, explique un spécialiste. Seules les cliniques homologuées sont habilitées à passer ce type de commande, mais la mère a produit une fausse lettre de médecin et le tour était joué.

Ce qui soulève une autre question : l’autorité compétente pour réguler et contrôler ce type de pratiques en a-t-elle vraiment les moyens ? La réaction de la Human Fertilisation and Embryology Authority, l’autorité britannique chargée des questions de bioéthique, ne s’est pas fait attendre. L’organisme indépendant, qui, depuis 1991, régule les fécondations in vitro et la recherche sur les embryons humains, a publié un communiqué dans lequel il se dit “horrifié” par ce “cas atroce”. L’agence indique qu’elle va consulter le ministère de la Santé afin d’en tirer les conclusions nécessaires.

(1) Le prénom a été modifié.

Marie-Hélène Martin, correspondante à Londres pour “le Nouvel Observateur” Article original

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PMA, GPA, les mises en garde du Conseil constitutionnel

La PMA est maintenant la principale revendication des associations de défense des droits des homosexuels et la plus grande crainte des opposants à la loi Taubira.

Le mariage pour tous va-t-il entraîner la PMA (procréation médicalement assistée) pour tous? C’est désormais la principale revendication des associations de défense des droits des homosexuels et la plus grande crainte des opposants à la loi Taubira.

Dans sa décision de jeudi, le Conseil constitutionnel a cependant dissocié les sujets du mariage et de l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes. «Les couples formés d’un homme et d’une femme sont, au regard de la procréation, dans une situation différente de celle des couples de personnes de même sexe», ont souligné les Sages de la rue Montpensier.

À situation différente, droits différents. Le Conseil a donc précisé «qu’aucune exigence constitutionnelle n’imposait que cette réforme soit accompagnée d’une modification des dispositions du Code de la santé publique relative à la procréation médicalement assistée, laquelle a pour objet de pallier l’infertilité pathologique, médicalement constatée, d’un couple formé d’un homme et d’une femme, qu’ils soient ou non mariés». Dans la même logique, les Sages ont estimé que la loi ne changeait en rien l’interdiction de la gestation pour autrui.

À l’origine, les députés PS avaient pourtant prévu d’ouvrir la PMA dans un amendement à la loi sur le mariage. Un amendement finalement retiré en échange d’une promesse du gouvernement d’ouvrir ce dossier dans un second projet de loi sur la famille. «Sans cette mesure, l’égalité ne sera pas complète», défend Nicolas Gougain, porte-parole de l’Inter-LGBT qui regroupe les principales associations lesbiennes, gays, bi et trans.
Un texte incohérent

Les parlementaires de l’opposition, eux, dénoncent un texte incohérent et hypocrite puisqu’il permettra l’adoption d’enfants conçus par PMA ou par GPA à l’étranger. Une fois la loi mariage votée, ils redoutent que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) impose à la France l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples homosexuels.

Jusqu’à présent, François Hollande a fait preuve de plus de réticences que d’enthousiasme sur ce sujet, rappelant au passage que ses engagements de campagne se limitaient au seul mariage. La forte mobilisation des «anti» mariage pour tous a-t-elle eu raison de la PMA pour tous? La question ne semble pas tout à fait réglée. Parmi les ministres, les avis sont partagés. «La demande de PMA pour tous est légitime», a lancé la ministre de la Justice Christiane Taubira en mars dernier.

François Hollande s’en est remis au Conseil national d’éthique qui doit rendre un avis sur la question fin 2013. Officiellement, le projet n’est pas abandonné. En déliant les sujets mariage et PMA, le Conseil constitutionnel ouvre cependant une porte de sortie au gouvernement pour proposer un nouveau texte.

Faut-il y voir un signe? En marge du déplacement du président de la République à Caen le jour de la décision des Sages, un de ses conseillers a reçu une délégation de l’Inter-LGBT à la préfecture du Calvados. En cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie, leur entretien a porté sur le mariage mais aussi sur l’accès à la PMA aux femmes.

Le Figaro.fr Article original

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