Election du Grand Rabbin de Paris

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Le nouveau Grand Rabbin de Paris est Le Grand Rabbin Michel Gugenheim.
Premier compte-rendu de vote mené par 44 grands électeurs :

1. Résultats 1er tour : Michel Gugenheim 24 voix, Chalom Lellouche Lellouche 9 voix, Alain Sénior 5 voix et Raphaël Banon 4 voix.

2. Le Rabbin Raphaël Banon se retire de l’élection. Un 2ème tour commence.

3. Résultats 2nd tour : Michel Gugenheim 25 voix, Chalom Lellouche 9 voix, Alain Sénior 8 voix

4. Un 3ème tour commence

5. Résultats 3ème tour : Michel Gugenheim 33 voix et Chalom Lellouche 9 voix

6. Michel Gugenheim est élu Grand Rabbin de Paris.

Le nouveau Grand Rabbin de Paris est Le Grand Rabbin Michel Gugenheim.

Portrait :

Le Grand Rabbin Michel Gugenheim est né dans le seizième arrondissement de parisien le 27 Mars 1950.
Issu d’une lignée de rabbins enseignant à l’école rabbinique de la rue Vauquelin, où il a lui-même grandi et où son père occupait les fonctions d’enseignant.

Après avoir obtenu son baccalauréat, il part étudier en Yéchiva en Erets Israël et décide d’y rester. Il se destine au métier de juge rabbinique (Dayan).

Malheureusement, la mort prématurée de son père, en 1977, l’oblige à revenir à Paris, pour assister sa famille. Peu avant son décès, le Rabbin Ernest Gugenheim zatsal avait demandé à son fils Michel de le remplacer dans ses fonctions d’enseignant.
C’est ainsi qu’il devient enseignant au séminaire de la rue Vauquelin puis assistant du directeur en Talmud et droit rabbinique.

Diplômé lui-même du séminaire et après avoir obtenu un DEA d’études rabbiniques, Michel Gugenheim participe aussi à la réorganisation du Beith-Din de Paris.
Á vingt-huit ans, il figure parmi les quatre membres du tribunal rabbinique.

Il exerce depuis les fonctions de Dayan au Beith-Din de Paris et assure les fonctions de responsable Halakhique de la liste des produits alimentaires autorisés et assure également la fonction de président de la chambre des Divorces au Consistoire de Paris.

Directeur de l’École Rabbinique de France, il est en outre Rabbin de la synagogue Ashkénaze des Buttes Chaumont 75019 Paris, la synagogue Michkenot Israël, synagogue dont il a permis l’essor. Il est père de huit enfants, qui vivent tous en Erets Israël.

Malheureusement, force est de constater l’échec patent de ce directeur à la tête du séminaire israélite qui ne compte que 5 étudiants en formation, alors que les possibilités et les besoins sont bien plus importants. Le directeur qu’il était, à temps partiel, et qu’il ne peut plus être du fait de son élection, oblige à une nomination rapide d’un nouveau directeur plus dynamique. De plus, l’adjoint du directeur du Séminaire partant à la retraite dans peu de temps, et l’intendant – clef de voûte de l’institution – faisant bientôt son alyah en Israël, oblige à une reprise en main de cette institution par le Grand Rabbin de France.

Cela suppose aussi la nomination d’un nouveau Dayan, qui nous pouvons toujours l’espérer, sera plus courageux quant aux décisions à prendre pour sauvegarder l’éthique de ce conseil rabbinique (Beith-Din). On se souvient malheureusement du mutisme dans lequel s’enfermait ce conseil, dès que l’institution ou ses dirigeants étaient pris en défaut. Cette absence de rigueur morale a poussé bien des personnes à recourir aux tribunaux civils du fait de la démission de ce conseil, des qu’il était saisi pour des problèmes touchant au fonctionnement du Consistoire.

Enfin, cette nomination restera pour toujours entachée d’irrégularité, tant le collège d’électeurs était une fabrication sur mesure pour assurer l’élection de M. GUGENHEIM, et tant les administrateurs se sont comportés comme des personnes aux ordres.

Absents dans leur majorité lors de l’audition des candidats, ils étaient, hormis ceux faisant partis de l’opposition à MERGUI, contraints de voter pour le candidat du Président, faute de quoi ils perdaient leur breloque qui valent pour eux plus que la bonne conduite de la Communauté.

Certes, ils pourront toujours arguer sincèrement de la qualité de leur candidat, mais s’ils en étaient si sûrs pourquoi ont-ils eu besoin de tous ces stratagèmes? À moins qu’ils voulaient le discréditer par leurs manœuvres ou lui faire comprendre à qui il devait son élection?

Avoir accepté une élection dans ces conditions, c’est déjà être l’otage de ce système. Peut-être doit-on rappeler les versets suivants :

Dans de telles conditions, quel espoir peut-on avoir pour une bonne conduite du rabbinat ? Poser la question, c’est déjà y répondre.

Il entrera immédiatement en fonction pour un mandat de sept ans. Mais par respect pour la mémoire du grand rabbin David Messas zatsal, son intronisation officielle n’aura lieu qu’après la fin de l’année de deuil, à l’automne prochain.

Le Grand Rabbin de Paris est élu par un collège électoral de 44 membres composé de la façon suivante :

– 25 membres élus du Conseil du Consistoire de Paris

– 10 présidents de Commissions Administratives désignés en théorie par leurs pairs, ce qui ne fut pas le cas, sauf la mascarade du 23 février 2012.

– 3 Membres désignés en son sein par le Tribunal Rabbinique de Paris.

– 6 membres désignés par le corps rabbinique (Rabbins et délégués rabbiniques) dont 3 exerçant à Paris et 3 exerçant en banlieue parisienne, élus en théorie par leurs pairs ce qui ne fut pas le cas, sauf la mascarade du 23 février 2012.

Nous souhaitons tout de même au nouveau Grand Rabbin de Paris de pouvoir assumer sa charge en toute indépendance, dans l’unique intérêt de la Communauté et des valeurs du Judaïsme.

JForum.fr

1 COMMENT

  1. Nous regrettons que cet article ne soit pas signé.

    Je vous rappelle que Le grand rabbain Michel Guggenheim est déjà une haute personnalité rabbinique avant même d’être élu Grand Rabbin de Paris.
    Son parcours est exemplaire, c’est un homme de grande modestie et en effet cela manque au sein du consistoire de Paris.
    Il aura certainement beaucoup de travail au sein de cette institution, et je lui souhaite bon courage, mais il a de grandes qualités et arrivera à ses fins.
    Toutes les institutions religieuses ou autres sont toujours gouvernées par des dirigeants qui ne savent pas repasser le flambeau. Lorsqu’on est au pouvoir on devient tristement féroce.
    Beaucoup de Torah « Emet » devra être employée pour le partage des responsabilités dans ce consistoire.
    Chabbat chalom

    Danielle.

  2. C’est une bonne nouvelle, mais comment comprendre ce mode de scrutin, tout a fait atypique. 39 administrateurs et présidents, et 6 rabbins, pour élire le Président de…..non ! Le Grand Rabbin de Paris ! tout ceci ressemble à un jeu de Gignol qui enchante les enfants. Mais pas les adultes;;; On se cache derriére les tribunes et on tire les ficelles….Vous n’avez rien à redire ???? Vous trouvez que ca vaut la peine de jouer la comédie et se demander à la fin pourquoi la crédibilité, et la notoriété de cette institution n’est pas au rendez vous des juifs mais plutôt des autres. Nous existons par rapport à nous ou par rapport aux reportages vidéo, c’est sérieux ou virtuel ? Alors ne nous plaignons pas des « cacherout paralléles » et arrêtons nos tartufferies à 20 balles ! Le « consommateur » de Judaisme n’est pas dupe , il sait faire la différence, les arabes ont renversé leurs dirigeants en quelques mois, internet est passé par la, il est grand temps pour les institutions de prendre les devants avant que cela ne descende dans la rue à D. ne plaise !

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