Doudou Topaz : Mort d’un grand comique !

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Israël : Doudou Topaz tente une fois de plus de se suicider. Les services pénitentiaires d’Israël ont affirmé que l’animateur de télévision a tenté de se suicider dans sa cellule cette nuit, en tentant de se pendre. Les services d’urge…nce ont été appelés sur les lieux. On ignore pour l’heure son état. (Guysen.International.News / 2009-08-20 07:10:00 ISRAEL)Lire la suite.

Doudou Topaz est décédé à l’âge de 62 ans après avoir mis fin à ses jours dans sa cellule. L’animateur de télévision été déclaré mort par les ambulanciers paramédicaux de Maguen David Adom.
(Guysen.International.News / 2009-08-20 08:49:00 ISRAEL).Avant de se retrouver à la une des journaux en mai dernier pour avoir comploté l’agression de ces anciens collègues, David Goldenberg, alias Doudou Topaz, a été pendant plus de dix ans le chouchou des spectateurs israéliens. Les gens se ruaient littéralement pour assister à ses émissions de télévision.

Dans les foyers, on vivait à “l’heure Topaz” et les repas familiaux s’organisaient en fonction des horaires de diffusion du programme. Repéré dans la rue, il provoquait la cohue, l’hystérie, on le touchait, l’embrassait, on criait son nom.

Personne, en Terre promise, n’a jamais réussi à river autant de paires d’yeux sur le petit écran au même moment et aussi régulièrement que celui qui était surnommé le “Roi de l’Audimat”. Au sommet de sa carrière, chacune de ses apparitions télévisées récoltait 30 % du taux d’audience israélien.

L’œil malicieux et rieur, la gestuelle ample, Topaz est comme chez lui derrière la caméra. Quand il n’est pas présentateur, il est comique et se produit dans des one-man-shows télévisés à succès. Un amour de la représentation que Topaz a probablement hérité son père, Eliyahou Goldenberg, acteur et réalisateur israélien.

Né en 1946 à Haïfa, Topaz s’envole pour Londres à la fin de son service militaire pour suivre des cours d’Art dramatique. De retour dans sa ville natale, il entame doucement sa carrière de comédien de théâtre. Rapidement, il est amené à jouer aux côtés de son père.

Mais l’atmosphère se tend entre eux quand le patriarche prend conscience du succès grandissant de son garçon. A la fin de leurs prestations, c’est le fils que le public vient voir en se demandant qui est cet homme âgé à ses côtés. Des années plus tard, devant la tombe de son géniteur, Topaz avouera qu’il n’aurait jamais connu un tel succès si son père avait été vivant, à cause de cette rivalité.

Dans le courant des années 1970, Topaz fait sa première apparition télévisée en tant que professeur d’anglais dans un programme éducatif. Au fil des ans, sa notoriété grandit jusqu’en 1981, l’année où tout dérape.

Des “Chahchahim” à Rishon Habidour

Si le nom de Doudou Topaz n’était pas encore parvenu aux oreilles de tous les Israéliens à la fin des années 1970, ce sera chose faite au début de la décennie suivante.

Lors d’un regroupement place Rabin à Tel-Aviv du parti travailliste israélien en 1981, le jeune présentateur déclare : “C’est un plaisir de voir la foule ici et c’est un plaisir de voir qu’il n’y a pas de Chahchahim (terme péjoratif qui signifie ‘sous-éduqués’ utilisé pour désigner les Juifs israéliens d’origine moyen-orientale) pour gâcher le rassemblement (…). Les Chahchahim du Likoud sont à Metzoudat Zeev (quartiers généraux du parti de droite).” Cette insulte provoque un tollé dans l’opinion publique israélienne.

Dès cet instant, tout l’amour que lui vouait le public se transforme en haine. Celui à qui l’on réclamait hier un autographe dans la rue se voit désormais rejeté par tous. On lui crache dessus, on lui interdit l’accès des supermarchés. Quatre mois d’exil aux Etats-Unis ne suffiront pas à calmer les esprits puisqu’à son retour à l’aéroport Ben Gourion, des gens l’agressent et lui demandent de repartir. “Nous n’avons pas besoin de toi ici !”, lui lance-t-on.

Sa disgrâce durera plusieurs années. Plus tard, il reviendra sur cet épisode marquant. “Au fond de moi, je suis raciste. Mais rationnellement, je tente de réparer cela, de rétablir l’équilibre”, confiera-t-il dans un documentaire qui lui est dédié. L’explication, il la trouve dans un épisode de son enfance, quand il voit son père frappé par ses voisins d’origine irakienne. “Cette scène est restée profondément gravée en moi et a affecté ma vie entière”, expliquera-t-il.

Progressivement, Topaz parvient tout de même à faire oublier son erreur et retrouve sa place derrière le petit écran. C’est avec son émission Rishon Habidour (le meilleur du divertissement), diffusée à partir des années 1990 sur la deuxième chaîne de télévision, qu’il connaîtra la consécration. Son objectif : divertir. Un programme, avoue-t-il, que n’aurait nullement apprécié son père, qui avait pour habitude de réciter de la littérature à ses auditeurs, et pour qui ce genre d’émission n’aurait eu aucune valeur.

Qu’importe pour Topaz, tant que son public a le sourire aux lèvres. Pendant presque dix ans, tous les dimanches, à 20h25 pétantes, il fait son entrée sur le plateau.

Le concept de l’émission : inviter des gens à qui il soumet un défi en échange d’un cadeau. Par exemple : enfermer une jeune femme qui a peur des insectes dans une cage remplie de cafards. Si elle tient, elle gagne un voyage à Paris d’une semaine et 1 000 dollars.

En quelques mois, Rishon Habidour devient l’émission de télévision la plus regardée dans le pays et élève son animateur au rang d’icône de la télévision israélienne.

Descente aux enfers

Dimanche 31 mai 2009. Choc national. Doudou Topaz est arrêté par la police et mis en détention préventive. Il est accusé d’avoir mis sur pied une équipe pour agresser l’ancienne directrice adjointe de la société de production Reshet, Shira Margalit, le dirigeant du groupe Keshet Avi Nir, et son ancien agent Boaz Ben-Zion.

D’après les informations rapportées par la presse nationale, l’animateur-vedette a déboursé de sa poche plusieurs milliers de shekels pour chaque agression. Mobile : “Ils ne voulaient plus de moi à la télévision, alors j’ai décidé de me venger”, avoue-t-il à la police.

Cette vengeance est le point d’orgue d’une descente aux enfers qui a débuté quelques années plus tôt.. En 2006, les dirigeants de la deuxième chaîne décident de ne pas renouveler le contrat avec l’animateur vedette.

Au cours des dernières années de diffusion, Doudou Topaz avait en effet un comportement jugé de plus en plus déplacé par ses patrons. Un soir par exemple, en plein direct, il mord l’une de ses invitées sur le plateau – la belle chanteuse argentine Natalia Oreiro, idole de la jeunesse israélienne.

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