Dix gardiens de la révolution iranienne tués par le PJAK

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Dix gardiens de la révolution tués par le PJAK et regain de tensions dans le Kurdistan Iranien.

30 octobre et 1er novembre 2013 nouvelles qui nous sont parvenues via les sites Kurdes Actu Kurde et E Kurd.net: Dix gardiens de la révolution Iraniens ont été tués par les combattants du Parti Pour Une Vie Libre au Kurdistan ou PJAK, en représailles à l’exécution de deux prisonniers politiques Kurdes au cours du week-end dernier.

Les combattants des Forces Armées du Kurdistan Oriental ou HRK, la branche armée du PJAK, principal mouvement armé et populaire kurde en Iran, ont mené une attaque le 30 octobre contre les soldats iraniens dans la zone du village d’Akhali Boralan, situé dans la région de la ville de Mako. Au moins dix soldats ont été tués, selon une source proche du PJAK.

Un responsable de l’armée iranienne pour la région de Mako n’a reconnu que la mort d’un soldat, parlant également de deux blessés. Des sources locales ont affirmé avoir vu neuf autres corps sans vie dans la zone de combats.

-Un cessez le feu de plus en plus fragilisé

Il s’agit de la première attaque armée du PJAK depuis le cessez-le-feu conclu en 2011. Le 28 octobre dernier, l’organisation kurde avait averti le régime iranien après la pendaison de deux prisonniers politiques kurdes. »Ces attaques du régime ne resteront pas sans réponse » a déclaré le PJAK, affirmant que l’exécution de deux prisonniers kurdes ont rendu fragile le cessez-le-feu.

Le 26 octobre, le régime iranien avaient exécuté Habibollah Golparipour à la prison d’Oroumieh et Reza Ismaili-Mamedi à la prison de Salmas. Gulparipour avait été condamné à mort à l’issue d’un procès qui n’avait duré que cinq minutes en mars 2010. Arrêté en septembre 2009, il avait été déclaré coupable d’« inimitié à l’égard de Dieu » en raison de sa coopération supposée avec un groupe armé « interdit », le PJAK.

Après avoir subi de lourdes pertes dont plusieurs généraux face à la résistance du PJAK, le régime iranien avait du réclamer une trêve par des « intermédiaires » en septembre 2011. Mais officiellement, il affirmait avoir « nettoyé » les zones frontalières du nord-ouest de l’Iran. L’organisation kurde avait déclaré un cessez-le-feu pour une solution pacifique et avait rendu les corps de douze soldats iraniens à leurs familles.

La bataille qui avait duré plus de deux semaines en juillet 2011 avait fait plus de 300 morts dans les rangs de l’armée iranienne, dont dix commandants de haut rang, selon le PJAK. Quelques semaines plus tard, le 2 septembre, le régime avait lancé une nouvelle attaque contre les combattants kurdes, en bombardant intensivement la région de Qendil. Trois jours de combats avaient alors couté la mort de 123 soldats, dont le général de brigade Abbas Ali Jannessari.

Publié le novembre 1, 2013 par soliranparis Article original

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