Des photos-satellite prouvent la livraison de S-125 russes à Assad

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Des Photos satellite du jour de la frappe en Syrie montrent la présence des armes russes avancées.

L’appareil de Défense américain a ordonné à une société privée de prendre des photos, fournies plusieurs heures avant une frappe israélienne présumée. Obama a délibérément choisi de trahir le secret d’un allié, en révélant les informations sensibles qu’Israël lui avait confiées.

Des photographies du matin du 30 octobre, plusieurs heures avant la frappe présumée d’Israël en Syrie Article original, révèlent la présence de missiles anti-aériens russes récemment améliorés et indiquent que l’appareil de Défense des Etats-Unis, qui a réclamé à la hâte des photos satellites de la part d’un contractant civil Article original, a, bel et bien reçu une alerte précoce qui a précédé l’attaque aérienne.

Prises à 10 h. du matin, plus de neuf heures avant la frappe, ces photos montrent deux cibles possibles : une batterie améliorée et déployée de missiles S-125 et six camions-remorques de très grande envergure, capables de transporter des missiles. Ces photos ont, tout d’abord, été publiées par l’analyste des renseignements Ronen Solomon, avec un article d’accompagnement Article original dans le Magazine de la Défense israélienne.

La batterie de missiles S-125 que révèlent ces photos, a été perfectionnée au point qu’elle pose une menace sérieuse contre les avions israéliens et américains et qu’il est en mesure, tout comme les systèmes Patriot fabriqués en Amérique, de détruire des missiles de croisière.

Solomon affirme que ce système anti-aérien, à la différence des anciens S-125, comprend des rampes de lancement montées sur des véhicules amphibie et dispose d’une portée plus grande, augmentant la capacité de charge et, de façon encore plus significative, la technologie est en mesure d’atteindre plusieurs cibles en même temps et de tracer la trajectoire des avions sans besoin d’utiliser un radar, rend ce système bien plus imperméable aux moyens de guerre électronique israéliens ou américains.

“Cela reste le parent pauvre du S-300”, explique Solomon, “il dispose de capacités très très avancée, mais d’une moindre portée”.

Le S-300, qui a une portée de plus de 200 kilomètres et peut menacer les avions de ligne commerciaux israéliens autant que les avions de combat, est une préoccupation centrale d’Israël Article original au sujet de cette guerre en Syrie qui va en empirant. En mai, le Premier Ministre Binyamin Netanyahu, après avoir ordonné, -selon ce qui a pu en être rapporté- une série de frappes en Syrie, s’est envolé vers Sotchi en Russie, pour rencontrer le Président russe Vladimir Poutine.

Accompagné par son conseiller à la Sécurité Nationale et du chef du directoire des renseignements militaires de l’armée, Netanyahu aurait demandé à Poutine de suspendre sa livraison à la Syrie et menacé de procéder à des frappes si jamais ces armes étaient livrées.

En septembre, alors que les tensions avec les Etats-Unis ont atteint leur point d’incandescence, Poutine a reconnu que certaines des pièces de ces systèmes avaient bien été envoyées en Syrie, qui avait déjà payé plusieurs centaines de millions de $, mais que l’accord complet restait en suspens. « Nous avons livré des composants séparés, mais on n’a pas procédé à la livraison complète et pour le moment, nous l’avons suspendue », a-t-il déclaré.

Le S-125, qui utilise l’essentiel des mêmes technologies que le S-300, est fabriqué par Almaz-Antey, la même entreprise d’armement qui fabrique le S-300. L’usine organise le transport des matériaux anti-aériens depuis le port de la Mer Noire de Novossisyrk. Le 6 septembre, l’agence de presse russe Interfax a révélé que le navire amphibie, le « Nikolai Filchenkov, sous le commandement du Capitaine de second rang Igor Dmitriyentko, part immédiatement pour une mission à distance, aujourd’hui ». Le navire, a affirmé à cette agence de presse, une source au sein de l’Etat-Major de la marine russe, « se rendra à Novossisiyrk où il prendra une cargaison spéciale à bord, puis se dirigera vers sa zone de combat désignée, dans l’Est de la Méditerranée ».

Solomon, qui a suivi le trajet de cette cargaison et remarqué avec quelle lenteur le bateau a navigué dans les eaux le conduisant en Syrie et à quelle vitesse le retour s’est effectué, affirme qu’il pense que les S-125, améliorés en classes soit M2 soit K2, ont été livrés par la Russie en septembre et déployés à ou autour de Tartous, Latakieh, Alep et Damas.

Le reportage russe déclare que le périple de septembre était la cinquième mission de ce type, depuis Novossisiyrk.

Israël n’a pas revendiqué la responsabilité de la frappe du 30 Octobre Article original. Moins de 24 heures après les reportages initiaux de plusieurs vastes explosions, près de Snobar Jableh, cependant, une source au sein même de l’Administration Obama, a révélé à la journaliste de CNN affectée au Pentagone Article original, Barbara Starr que c’était bien Israël qui ne pouvait qu’être responsable de cette attaque.

Les raisons de cette frappe, suggère Solomon, ne sont pas totalement claires. Peut-être que ces armes étaient prêtes à être envoyées au Hezbollah. Peut-être que ces systèmes de défense et de missiles nouvellement améliorés représentent une menace pour les avions de chasse israéliens cherchant à opérer en Syrie. Peut-être que le système de traçage de ces batteries avancées est suffisamment fiable pour détecter un plan de vol vers l’Iran, si l’armée de l’air israélienne souhaitait emprunter l’espace aérien nord, en passant par la côte du Liban et de la Syrie, et à travers le Sud de la Turquie. Mais les photos de DigitalGlobe et le fait qu’elles aient été commandées par l’appareil de défense américain, indiquerait avec certitude, que les Etats-Unis ont été prévenus de la frappe, et la fuite organisée qui s’en est suivie dans la presse, au beau milieu des négociations sur le nucléaire iranien à Genève et de l’apparente conformité d’Assad aux inspections de l’ONU sur les armes chimiques en Syrie, sembleraient démontrer que personne au sein de la Maison Blanche n’était satisfait de l’analyse israélienne de la menace et de l’immédiateté du danger qu’elle représentait.

PAR MITCH GINSBURG 14 novembre 2013, 6:07 am


Mitch Ginsburg Mitch Ginsburg est le correspondant militaire du Times of Israel.

timesofisrael.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

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