Delanoë baptise une rue Hessel et préfère l’idéologie à l’universalisme

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Une tribune de Jérôme Dubus, conseiller de Paris et secrétaire national de l’UMP en charge de la croissance et des nouvelles libertés économiques.

Paris, le 28 octobre 2013

SIONA MANIFESTE SON INDIGNATION APRES
L’HOMMAGE POST-MORTEM RENDU A STEPHANE HESSEL
PAR LA MAIRIE DE PARIS, EN DONNANT
SON NOM A UNE RUE DE LA CAPITALE.

L’indigne Stéphane HESSEL était un ignoble individu, le pire des antisémites et le détracteur acharné d’Israël.

Il n’avait pas hésité à comparer le hamas à la résistance française et la présence Israélienne en Judée-Samarie à l’occupation nazie en France.

Il avait un amour obsessionnel pour la cause palestinienne.

C’était en plus, un usurpateur se disant juif et prétendu rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme !

Comment ne pas avoir été sidéré, hier, par l’hommage rendu à sa mort par les plus hauts personnages de l’Etat, aujourd’hui par la mairie de Paris qui a donné son nom à une rue de la capitale.

Peut-on se prétendre « un Juste » et haïr avec une telle violence Israël et le Sionisme ?

Pour une certaine partie de la classe politique française et pour l’ensemble des médias, la réponse est OUI.

C’est consternant !

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La ville de Paris, sous l’impulsion de son maire Bertrand Delanoë, vient de rendre hommage à Stéphane Hessel en baptisant une rue du 14ème arrondissement à son nom. Cet hommage relève de la liberté de la majorité municipale mais il me semble choquant à deux titres.

Tout d’abord, malgré l’encensoir brandi par les médias et tout ce que compte de « bien-pensants » ce pays, Stéphane Hessel a prononcé un certain nombre de contre-vérités qui feraient hurler la bonne société s’il n’incarnait pas la gauche moralisante et prétendument humaniste. Ses propos à l’égard de l’Etat d’Israël notamment, en comparant l’occupation de certains territoires à celle des nazis en Europe, ont été particulièrement choquants sans que personne (à part quelques individualités comme Gilles-William Goldnadel dans son ouvrage « Le vieil homme m’indigne ») ne s’en offusque réellement et publiquement. Les phrases prononcées sont pourtant d’une extrême gravité : répétées à plusieurs reprises, elles ne pouvaient relever d’une quelconque absence ou dérapage de la part d’un personnage qui maniait avec dextérité notre langue.

Je relève également une zone d’ombre jamais éclaircie par Stéphane Hessel : sa prétendue participation à la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, moment-clé de sa carrière diplomatique. Pourquoi avoir laissé planer une telle ambiguïté aussi longtemps pour reconnaître enfin le 18 novembre 2010 « qu’il avait assisté à la rédaction et non pas rédigé … ». Un masque est bien tombé qui laisse une étrange impression sur la vie « légendaire » de cette « icône » de la bien-pensance.

Mais, Bertrand Delanoë a balayé toutes ces interrogations pour magnifier Stéphane Hessel, dernier apôtre d’une gauche en mal de références incontestables et d’unité. Les « valeurs » de Stéphane Hessel tombent à pic pour une gauche en perdition, contestée de toute part et incapable de se rassembler sauf sur le passé commun.

Quelle précipitation en effet pour baptiser une rue de Paris ! Décédé en février dernier, voilà Stéphane Hessel déjà glorifié dans le 14ème arrondissement ! Bertrand Delanoë et son héritière Anne Hidalgo se sont donc assis sur le règlement de la ville qui indique clairement que 5 ans sont nécessaires avant de rendre hommage à une « personnalité ». On a donc violé le règlement pour Stéphane Hessel !

Cette attitude que je qualifierais de « fait du prince » n’a choqué personne alors que depuis 2008 plusieurs personnes autrement plus prestigieuses et méritantes que M. Hessel attendent une reconnaissance à Paris. Que sont devenus les vœux votés que j’ai proposé à plusieurs reprises concernant Soljenitsyne, Sakharov, mère Teresa, sœur Emmanuelle, ou encore le génocide cambodgien ? Y-a-t-il dans ces noms ou ces faits une connotation trop gênante pour une gauche encore dépendante de la vulgate marxisante et ses représentants actuels ?

Faut-il attendre que la gauche parisienne ait fait son « aggiornamento » culturel avant de rendre hommage à ces personnalités exceptionnelles ? Ou faut-il admettre qu’il y a à Paris, sous le règne de Delanoë, un sectarisme qui ne veut pas dire son nom ?

La reconnaissance d’un parcours de vie exceptionnel ne se mesure pas à l’aune d’une idéologie, quelle qu’elle soit. Par cette décision, Bertrand Delanoë, une fois de plus, démontre qu’il préfère l’idéologie à l’universalisme.

http://www.atlantico.fr Article original

1 COMMENT

  1. Au fond la France n’a pas changé d’idéologie depuis Pétain !

    Elle a beau retourner la crêpe dans tous les sens, cela n’avance rien, pire, resurgit la bête immonde !

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