Décès à Brest: « le lien avec la grippe A est un raccourci » selon un professeur du CHU

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© 2009 AFP (Fred Tanneau)
« C’est le premier décès où un prélèvement est positif, le lier à la grippe A est un raccourci », a expliqué jeudi soir à la presse Jacques Sizun, professeur de pédiatrie au CHU de Brest où une jeune fille atteinte d’une « maladie rare » est décédée le 18 juillet. « C’est le premier décès où un prélèvement est positif, le lier à la grippe A est un raccourci », a expliqué jeudi soir à la presse Jacques Sizun, professeur de pédiatrie au CHU de Brest où une jeune fille atteinte d’une « maladie rare » est décédée le 18 juillet.

Le médecin, responsable du pôle femme-mère-enfant au CHU de Brest, a expliqué que la jeune fille de 14 ans, était atteinte d’une « pathologie sévère », « une maladie rare, avec un déficit immunitaire depuis sa naissance ».

Elle souffrait également d’autres infections, a précisé le médecin. Elle était arrivée au CHU de Brest le 9 juillet, et avait été précédemment admise à l’hopital Necker à Paris le 5 juin, et encore avant hospitalisée à Morlaix.

Le test de la grippe A lui a été fait la veille de son décès, le 17 juillet, et « le résultat » s’est avéré « positif » « après son décès ».

Compte tenu des délais d’incubation, les médecins n’écartent pas qu’elle ait contracté la grippe à Brest.

« Il s’agit du premier décès en France d’une personne chez laquelle le virus A(H1N1) a été identifié », a indiqué jeudi l’Institut de veille sanitaire dans un communiqué. L’InVS avait précisé que la jeune fille « souffrait d?une maladie grave, compliquée d?une autre infection pulmonaire sévère, autre que la grippe ».
Jacques Sizun, professeur de pédiatrie au CHU de Brest, lors d’une conférence de presse le 30 juillet 2009.

Le prélèvement naso-pharyngé réalisé le 17 juillet a été analysé à l’hôpital des Armées de Brest lors « d’un test de premier niveau » qui s’est révélé négatif, a expliqué le Pr Sizun.

Un « test de second niveau » réalisé à partir du même prélèvement dans un laboratoire parisien s’est lui avéré « positif », a expliqué le professeur Sizun en précisant que les résultats lui ont été communiqués jeudi par l’InVS.

« Elle a été contaminée dans les jours qui ont précédé le prélèvement positif. L’incubation est de quelques jours », a encore ajouté le médecin qui s’est dit « surpris par le résultat positif du test ».

« Parce que nous avions documenté de multiples autres agents pathogènes qui étaient en lien direct avec l’aggravation » de son état, a-t-il précisé.

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