Chronique des communautés juives d’Algérie… aujourd’hui disparues par Albert BENSOUSSAN

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    source : Julien ZENOUDA (ISRAEL) L’Algérie juive a représenté deux mille ans d’histoire. Cette culture et ces traditions juives ont perduré avec un caractère spécifique jusqu’à l’indépendance, et se sont prolongées ensuite, en France et en Israël, en pieuse mémoire. La génération de ceux qui ont fui l’Algérie algérienne est riche de ce patrimoine mémorieux, elle entend le conserver et le transmettre. Car nous, Juifs, sommes peuple de mémoire. Nous ne jetons rien, nous n’oublions rien, nous transmettons tout avec piété, avec ferveur, avec espoir.

    Que reste-t-il, en vérité, de notre Algérie ? Les pierres tombales sont dispersées dans des cimetières non protégés et voués à la désolation ou à la démolition. La jeunesse algérienne, dans sa grande majorité, ignore aujourd’hui que des Juifs en très grand nombre ont peuplé leur terre depuis des siècles, voire des millénaires, et qu’ils ont contribué, par leur apport, par leur culture, par leur foi inébranlable, à l’histoire de l’Algérie. Mais aussi l’histoire du peuple juif nous a appris qu’en leur long et dramatique nomadisme, la seule chose que les Juifs ont toujours emportée avec eux, sauvée et préservée, c’est le Livre ? notre Torah ?, nos Livres ? le Talmud ?, et aussi nos récits, nos traditions écrites et orales, nos fables. Le grand-rabbin Naouri sauvera au péril de sa vie le précieux Séfer-Torah de la Ghriba miraculeuse de Bône et que l’on peut venir voir, caresser, choyer aujourd’hui à Jérusalem. Bien d’autres faits et anecdotes sont présentés dans le livre que voici.

    Depuis tant d’années, mes amis d’Alger, mes camarades de synagogue, ceux du Grand-Temple de la rue Randon où nous allions toujours, de la synagogue de la rue Sainte (où j’accompagnais mon père le samedi après-midi) et de la synagogue de la rue de Dijon (où, enfants de chœur, nous chantions aux mariages), ont entrepris de sauvegarder cette mémoire en publiant chaque année un petit calendrier, comme nous en avions à Alger, et c’était celui que confectionnait et diffusait le rabbin Dadouche, notre mohel qui nous avait tous circoncis ; et la somme de ces calendriers a composé une réserve précieuse de tout ce que nous avons vécu : les lieux, les temples, les rabbins, les coutumes, les familles et tous ces patronymes que nous voulons garder en mémoire. C’est d’un manteau de famille, rapiécé, refait à neuf, que nous disposons maintenant avec ce livre.

    Mis bout à bout, ces éléments ont composé cette Chronique des communautés juives d’Algérie, qui est aujourd’hui proposée aux lecteurs, aux curieux, à ceux qui n’ont pas d’ingratitude et entendent préserver longtemps encore ce passé qui, malgré les épreuves, fut heureux. Heureux comme l’est cet homme du premier psaume du Tehilim, Ashré Haïch, « qui ne suit pas le conseil des méchants, qui, dans la voie des fauteurs ne s’arrête pas et, dans la réunion des personnes frivoles ne prend pas place », ce qu’André Chouraqui, notre grand homme d’Aïn-Témouchent, traduisait par « En marche, l’homme qui ne va pas au conseil des criminels », ajoutant cette vérité qui fait que ce psaume 1er semble parler de nous et pour les rédacteurs de cet ouvrage : « Il est comme un arbre transplanté sur des canaux d’eaux, qui donne son fruit en son temps » On ne saurait mieux dire. Nous tous, ici réunis, sommes cet arbre transplanté et fructifère. Voici notre livre, notre fruit, le fruit de nos veilles et de nos pieux souvenirs. Chacun y retrouvera les siens et un pan de sa mémoire. Et peut-être essuiera-t-il une larme, une pieuse et joyeuse larme, comme on en verse, parfois, lorsque se retrouve la famille dispersée dans l’espace et le temps.

    Yizcor, tel est le devoir de piété auquel nous convie constamment notre sainte Torah. Mais notre chanteur de la golah, Enrico Macias, illustre Constantinois, a su le dire aussi, avec d’autres mots, qui sonnent si justes à notre oreille : « Non, non, je n’ai pas oublié… »

    Albert Bensoussan


    CHRONIQUE DES COMMUNAUTES JUIVES D’ALGERIE…AUJOURD’HUI DISPARUES MEMOIRE ET TRADITIONS DU JUDAISME D’ALGERIE

    Ce livre est un devoir de mémoire, car nous qui vivons en Israël savons que l’identite israelienne est la résultante des parcelles de culture de ce passé antérieur.

    – Jean Charles Benichou

    Voici notre livre, fruit de nos veilles et de nos pieux souvenirs ; chacun y retrouvera les siens et un pan de sa mémoire

    – Albert Bensoussan

    La sauvegarde de cette mémoire est d’autant plus urgente qu’il ne reste plus en Algérie, pour témoigner du passé que nos cimetières

    ??? – André Chouraqui

    Une telle reconstitution, après un laps de temps aussi long, est une entreprise ambitieuse : essayer de fixer dans notre mémoire vieillissante le souvenir de ces communautés disparues, et d’en laisser une trace écrite pour leurs descendants

    – Jacques Benhamou

    Nous sommes persuadés que nous faisons oeuvre historique en publiant cet ouvrage. Que tous trouvent dans ce livre un peu de ce qu’ils attendaient de voir et de lire

    – Simon Darmon

    Ouvrage coordonné par:

    Prof. Albert BENSOUSSAN

    Dr. David COHEN

    Dr. Simon DARMON

    Sidney CHOURAQUI

    Line MELLER

    Julien ZENOUDA

    EN SOUSCRIPTION PARUTION FIN 2009

    L’Association Moriel, dont le but est la sauvegarde de la

    Mémoire et des traditions des Juifs d’Algérie, est heureuse de

    vous annoncer la prochaine parution d’un livre (prévu pour

    la fin de l’année 2009)

    Extrait du Sommaire:

    Préface, Me J.c. Benichou;

    Introduction générale: Prof. A. Bensoussan – fragments de mémoire; 2000 ans d’existence; démographie; cartographie de l’Algérie avant 1962; évolution du peuplement juif dans les villes d’Algérie

    Chroniques des Communautés: Avant-propos: S. Darmon; de l’Oranie au Constantinois en passant par l’Algérois et sans oublier les territoires du Sud et le Sahara.

    Structure et organisation des communautés: de l’époque ottomane à l’indépendance (1962), par le Dr David Cohen – Moriel-Israel.

    Evénements historiques, politiques et culturels (1830-1960).

    La musique judéo-andalouse

    L’après 1962

    L’exode.

    Les Juifs d’Algérie et d’Israël

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    CHRONIQUE DES COMMUNAUTES JUIVES D’ALGERIE

    …AUJOURD’HUI DISPARUES

    MEMOIRE ET TRADITIONS

    DU JUDAISME

    D’ALGERIE

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    Mémoire et Tradition des Juifs d’Algérie

    ISRAEL

    Moriel – B.P. 2583 –

    42124 Netanya

    Me Jean-Charles Benichou 09-8602060

    Julien Zénouda Tél. 050-9418890

    email: zenoudas@netvision.net.il

    FRANCE

    Paris:

    Sylvain Zenouda

    8, rue Riesner

    75012 Paris

    email: behemet@free.fr

    Marseille:

    Emile Fareau

    72, av. de Toulon

    13006 Marseille

    email: emile.fareau@numericable.fr

    EN SOUSCRIPTION

    PARUTION FIN 2009

    Nous vous proposons d’acquérir le livre sous forme de souscription

    au prix exceptionnel (jusqu’au 15.1.2010) de 75 shekels ou 18 euros

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