Christine veut qu’on baisse La-Garde.

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La présidente du FMI, Christine Lagarde vient de nous donner une nouvelle preuve de son absence de jugement politique et de son incapacité à analyser les conséquences des crises qui secouent notre monde.
Elle confirme aussi par ses déclarations au G 20 que le courage n’est pas la chose la mieux partagée et qu’il se fait bien rare ces derniers temps, surtout face à la montée du péril nucléaire iranien.

Alors que les dirigeants européens ont longtemps tergiversé pour finalement adopter des sanctions économiques contre le gouvernement de Téhéran et pendant que les Etats-Unis semblent avoir obtenu un accord de l’Arabie saoudite et des émirats du Golfe persique sur l’augmentation de la production de pétrole, Christine Lagarde publie une estimation selon laquelle l’arrêt des importations de pétrole en provenance d’Iran aurait pour résultat une augmentation du prix du brut de 30% qui pénaliserait selon elle les pays déjà fortement touchés par la crise financière comme la Grèce ou l’Espagne.

L’Iran est le troisième exportateur de pétrole dans le monde, et fournit environ 1.5 million de barils de brut par jour. Pourtant l’Europe n’achète que 20% de son pétrole en Iran. Les menaces proférées par l’Iran sur la fermeture du détroit d’Ormuz montrent bien que le gouvernement d’Ahmadinedjad craint ces sanctions économiques au plus haut point. A défaut d’une intervention militaire concertée des puissances occidentales, les pressions économiques n’ont de sens que si elles comprennent les exportations de pétrole.

Madame Lagarde penserait-t-elle qu’il suffit d’interdire la vente de tapis persan ou de pistaches pour arrêter le développement de la bombe atomique? L’embargo sur le pétrole, annoncé il y a trois jours, constitue la deuxième phase des mesures prises à l’encontre par les 27 ministres de l’Union européenne et sera appliqué à partir du mois de juillet prochain.

Israël considère que cette date est bien lointaine et que d’ici là le programme nucléaire aura déjà atteint un point de non-retour, mais cette décision montre malgré tout une certaine détermination à lutter contre le régime des Ayatollahs.

Alors pourquoi ce pavé dans la mare de la présidente du FMI dès l’annonce de la décision ? Pourquoi semer ce vent de panique sur les marchés financiers, déjà fragiles ? Pourquoi cet avertissement alors que les prix n’ont pas bougé depuis le début des sanctions et que l’on connait la volonté des américains à éviter toute crise énergétique?

La monnaie iranienne le Rial a perdu plus de 50% de sa valeur par rapport au dollar depuis trois mois, les effets des sanctions commencent à se faire lourdement sentir sur l’économie iranienne et exercent une pression de plus en plus forte sur le régime. Il faut donc aller encore plus loin..

Si Christine Lagarde aime les contes des mille et une nuits, je ne peux que lui conseiller de se rendre dans l’excellent hôtel new-yorkais qui accorde des tarifs préférentiels aux présidents du FMI, pour inventer dans ce haut lieu du fantasme tous les scenarii catastrophe qu’elle imagine pour les mois à venir.

Il faudrait juste éviter que cela sorte de la suite 2806.

Chronique du 26 janvier 2012
Bet Be Chevat 5772

Michael Bar-Zvi

1 COMMENT

  1. L’estimation de l’impact de l’embargo n’est pas à mes yeux déshonorant. Elle peut en effet permettre aux pays concernés de s’y préparer, voire de rechercher activement une parade.

    Il est évident qu’un conflit n’est jamais indolore. Je suis personnellement un pacifiste, mais je pense que parfois il faut savoir se défendre, parfois par les armes, même si cela nous en coute:

    {{Si l’Iran se dote de l’arme suprême, cela nous coutera bien plus cher: ce sera la fin de la civilisation occidentale}}

  2. S’exprimer en ces termes pour critiquer une présidente ( qui, c’est vrai, n’est pas à sa place…) ne relève pas de la critique légitime.
    Elle procède de la vulgarité et du manque de maîtrise de celui qui s’y adonne. New York, Hotel, suite 2028…
    Il n’est pas concevable qu’un organe de la communauté laisse passer une telle “littérature” dans ses colonnes.

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