Charles Enderlin: l’affaire n’est pas finie

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Le Service Publique de l’audiovisuel, après l’affaire Al-Dura, Un œil sur la Planète, et la scandaleuse affaire de France Inter, fait la preuve de sa totale complaisance face à un antisémitisme ambiant sous-couvert d’un antisionisme forcené.

L’ignorance totale de l’histoire, et surtout l’approbation de sa falsification pour défendre à tout prix les thèses palestiniennes, qui sont autant de négations, font des journalistes dans une grande majorité d’entres eux les vecteurs d’un antisémitisme conscient ou inconscient.

Communiqué de Philippe Karsenty en réaction à la décision de la Cour de Cassation du 28 février 2012

Alors que l’avocat général recommandait le rejet du pourvoi formé par Charles Enderlin et France 2, la Cour de Cassation vient de casser l’arrêt de la Cour d’appel de Paris, qui m’avait relaxé le 21 mai 2008.

C’est une cassation disciplinaire qui ne préjuge pas de l’avenir, et qui est fondée sur un motif de procédure : selon la Cour de cassation, la Cour d’appel de Paris ne pouvait ordonner à France 2 de montrer ses « rushes » où étaient filmées les images non diffusées par France 2. En revanche, les éléments juridiques de ma bonne foi – qualité de l’enquête, absence d’animosité personnelle, légitimité du but poursuivi, prudence et mesure dans l’expression – n’ont pas été remis en cause.

Charles Enderlin, France 2 et moi-même, allons donc nous retrouver prochainement devant des magistrats afin de plaider à nouveau l’Affaire al Dura. Cela se déroulera à la Cour d’appel de Paris, autrement composée, qui devra réexaminer l’ensemble des faits, à une date qui n’a pas encore été déterminée.
J’attends avec confiance cette audience qui me permettra de présenter à nouveau, aux juges et aux médias qui s’y intéresseront, la démonstration de la mise en scène que France 2 a diffusée le 30 septembre 2000.

En plus de onze ans de controverse, nous avons apporté des dizaines de preuves et d’expertises scientifiques de la mise en scène. Pour leur part, France 2, Charles Enderlin et leur caméraman, n’ont jamais été en mesure de prouver la véracité de leur reportage. De plus, les procédures successives ont permis d’observer que France 2, Charles Enderlin, son caméraman et le père du petit Mohamed ont menti à plusieurs reprises pour couvrir leur fraude médiatique.
J’ai présenté l’Affaire al Dura dans de nombreuses écoles et festivals de journalisme, dans de grandes universités européennes et américaines, au Sénat, à la Chambre des Lords ; jamais personne n’est parvenu à infirmer les preuves de la mise en scène.

J’appelle tous les esprits libres à continuer de rechercher l’établissement de la vérité. Ce combat est un combat pour l’honneur de la profession journalistique, pour la justice, pour la démocratie et contre la désinformation ; un combat contre l’antisémitisme plusieurs fois meurtrier dont ce reportage a été le vecteur. A ceux qui ont cru, de bonne foi, la narration imposée par ce reportage, je demande de bien vouloir examiner les faits sans préjugé.

C’est par l’établissement sans compromis de la vérité que nous contribuerons à la paix, à la tolérance et à l’amitié si nécessaires entre les peuples.

Philippe Karsenty, le 29 février 2012.

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Le Syndicat National des Journalistes en faveur de Charles Enderlin

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) est, selon ses dires, « la première organisation de la profession fidèle aux principes déontologiques qui devraient guider les pas de chaque journaliste et de leur hiérarchie ».

C’est pour cette raison que par « décision de son Congrès de Paris, en octobre 2010, le Syndicat National des Journalistes (…) a rédigé la Charte d’éthique professionnelle des journalistes (SNJ, 1918/38/2011) » (1). Car le constat, assure t-il, « est en effet général d’une dégradation de la situation et d’une défiance de l’opinion publique vis-à-vis des médias d’information générale, qui prend des proportions particulièrement alarmantes ».

Philippe Karsenty

Démarche méritoire dès lors que l’on sait, toujours d’après ce syndicat, que « De plus en plus souvent, dans certaines rédactions, on suscite, on encourage, au minimum on tolère, des mises en scène de l’information en contradiction frontale avec la stricte rigueur qui doit rester de mise dans notre profession » Stop aux mises en scènes de l’information (2) »>Article original.

Mais attention ! Pas chez France 2 dont le journaliste Charles Enderlin a été « gravement diffamé » par Philippe Karsenty lorsqu’il « avait demandé sa destitution en dénonçant la diffusion ‘’d’un faux reportage, une pure fiction comportant, en première partie, une série de scènes jouées’’ ».

Sur France 2, foi de SNJ, la déontologie fut, dans ce cas, respectée SCRU-PU-LEU-SE-MENT.

Pour cette raison, celui-ci a déjà jugé inutile le prochain procès. Il y a diffamation (3) ! Point barre ! « Le 30 septembre 2000, le jeune Mohammed Al Durah (12 ans) était tué à Gaza ». Que nul n’en doute ! Il ne s’agit pas ici, pour le syndicat, d’une mise en scène produite par Talal Abu Rahmeh, le caméraman ‘’palestinien’’.

– Que les Juges de la Cour d’Appel aient, après avoir visionné les rushes que France 2 refusait de communiquer de lui-même, relaxé le ‘’diffamateur’’ ne l’interpelle nullement !

– Que la Cour de Cassation ait invalidé cette relaxe pour l’unique raison que les Juges de la Cour d’Appel n’ont pas « le pouvoir de provoquer, compléter ou parfaire » l’établissement de toute preuve incombant uniquement au ‘’prévenu’’ ne l’émeut point davantage ! Nul n’espère d’ailleurs que le SNJ exige, au nom de cette même déontologie dont il a la charge, que les rushes soient spontanément communiqués au prochain tribunal. Un journalisme ‘’digne de ce nom’’ n’a pas, apparemment, les besoins de vérité et de rigueur des faits comme principes à respecter.

– Que le Docteur Yehuda David fut relaxé de toutes diffamations concernant ses affirmations démentant les blessures de Jamal A-Dura ne pousse pas à la réflexion les membres du SNJ.

Bref ! Il n’y a là, au contraire des obligations déontologiques de la profession que ce syndicat a rédigé, aucune « réelle volonté collective d’améliorer la qualité de l’information » afin de faire baisser ‘’la défiance de l’opinion public qui prend des proportions particulièrement alarmantes’’.

A preuve, la place du SNJ « aux côtés de son confrère depuis le début ainsi qu’une très grande partie de la profession » et son salut à « la décision des hauts magistrats qui rendent son honneur professionnel à Charles Enderlin et à tous les journalistes du service public, solidaires » (sic).

Il ne lui reste plus qu’à prier que Philippe Karsenty ne trouve les moyens de fournir ces mêmes rushes lors de la prochaine audience. Images qui pourraient lui amené une nouvelle relaxe et, outre à France 2 et son envoyé permanent à Jérusalem, également l’opprobre sur ce syndicat à la déontologie sélective.

Victor PEREZ ©

5 COMMENTS

  1. Oui cet Enderlin n’est qu’une pourriture mais ni plus ni moins que ses collègues du « service public  » de l’audio visuel soit A2, FR3 , Arte , La 5 , France Inter, France Info pour ne prendre que les plus connues

    Ces gens sont prêts à vendre leurs proches pour une promotion professionnelle

  2. Bonjour à tous
    Enderlin est une honte pour le journalisme mondial en général et pour le journalisme français en particulier.
    Il devrait lui être enlevé sa carte de journaliste, ce n’est qu’un manipulateur, il se trompe d’époque, et aurait du se mettre au service des dictateurs pour leur proposer sa vision de la pensée unique.
    Bon Dimanche

  3. Il me dégoutte cet enderlin j espère qu il paiera pour le mal qu il a fait à Israël et à nous tous je serai curieuse de savoir ce qu’en pense Bernard avouaf du forum qui pour lui enderlin est un bon journaliste et pas capable de tels mensonges je souhaiterais de tout mon cœur qu il soit punit en lui enlevant sa carte de presse amen

  4. Pour établir l’imposture de Charles Enderlin et Abu Rahmé, il n’était même pas nécessaire de produire les rushes de FR2. Il suffisait de montrer la vidéo prise par l’équipe d’Associated Press, qui montrait nettement les Al Dura, prépositionnés à l’abri du baril de béton en l’absence de tout échange de tirs, les cameramen d’AP ayant pris place pour filmer environ 2m derrière eux, soit directement dans l’axe de tir de la position israélienne. Au premier coup de feu, ils auraient été troués comme des écumoires.

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