Assassinés une seconde fois. Le Trauma des libérations de terroristes.

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Mahmoud Abbas exige, parmi toutes les préconditions du retour à la table des négociations, la libération d’une liste de 104 prisonniers.

Pourquoi ces libérations n’entraînent pas, ipso facto, l’engagement ferme et définitif à une cessation de l’incitation à la haine dans les écoles, sur les places publiques, les stades de foot, etc., de l’Autorité Palestinienne ? A quoi servent ces « passe-droit » si la sanction n’est pas admise comme légitime par l’autre partie, et chaque ouverture de cellule, considérée comme une « victoire » du terrorisme, qui peut afficher fièrement ses deux doigts en forme de « V » ?

Pourquoi Israël devrait-il y concéder, sachant que c’est un pur non-sens, qui dessert le but de la « paix », si et quand l’amnistié retourne en héros à ses anciennes activités ?
Les familles font circuler une pétition à l’intention de Netanyahu, contre la libération imminente de dizaines de prisonniers condamnés pour actes terroristes. « Nous étions d’accord avec l’arrangement concernant Shalit, mais le destin des meurtriers ayant du sang sur les mains est de rester en prison ».

“Ils sont en train de vendre le pays en échange de rien du tout ! », s’est exclamée Eilat Osher, lorsqu’elle a entendu que Abu Dahlia Hassan Atik Sharif, l’assassin de son mari, devrait être libéré, dans le cadre des pourparlers de paix récemment annoncés.

Osher, dont le mari Avi avait été poignardé et tué par Sharif, dans une plantation de dattes de la Vallée du Jourdain, en 1991, ajoute : « Dans le cas de l’arrangement Shalit, quand la liste des prisonniers devant être libérés a été rendue publique, j’étais particulièrement mal à l’aise à l’idée de m’y opposer, parce que cela me dévastait, quand je regardais les parents de Guilad dans les yeux. Aujourd’hui, cela n’a rien à voir avec ça ! ».

Le projet de libération de prisonniers palestiniens essuie le feu des critiques, du côté des familles de victimes, qui ont lancé une campagne, au cours des dernières semaines pour empêcher la réalisation d’une telle mesure.

Palestiniens manifestant pour la libération de prisonniers (Photo: EPA)

Gilad Shalit retourne à la Maison (Photo: Unité du Porte-Parole de Tsahal)

“”Je ne savais pas que le nom du meurtrier était apparu parmi ceux devnt bénéficier de cette libération », déclare Osher. « Maintenant que je sais que c’est le cas, je suis constamment sur les nerfs, comme je l’ai été, durant toutes les tentatives précédentes de libération. Mais après l’affaire Shalit, je voulais croire que nous avions réussi à braver cette menace.

“Depuis cette époque, j’ai été en contact avec tous les premiers Ministres et ils m’ont tous fait la même promesse, qui a commencé avec Itzhak Rabin, que cet assassin ne serait pas libéré. Ma seule consolation, c’est que le meurtrier soit en prison ».

Osher ajoute : “Je n’aurais aucun repos jusqu’à ce que je réussisse à empêcher cette libération. Le destin d’un meurtrier est de purger sa peine en prison, peu importe qu’il soit Juif ou Arabe. Les fondations de notre familles sont à jamais anéanties et il n’existe aucune raison valable pour qu’on le libère.

Le plan de libérations anticipées provoque aussi la colère d’Amnon Dolorosa, le frère de David, tué en 1988, quand un bus, dans lequel il était monté à Jéricho, a subi des jets de cocktail-molotov. Il avait été grièvement blessé en tentant de sauver Rachel Weiss et ses trois enfants, qui sont morts, prisonniers des flammes, au cours de cet attentat. Lui-même est décédé des suites de ses brûlures, un peu plus tard.

“C’est très grave que les gens n’aient pas encore réalisé que les prisonniers libérés trop tôt retournent, généralement, à leurs activités terroristes et qu’ils seront pleinement actifs, au cours du prochain cycle de violences », lâche Dolorosa, avec une profonde amertume, quand il fait remarquer que deux des Palestiniens, emprisonnés pour leur implication dans la mort de son frère et de celle des Weiss, sont déjà libres.

“Il y a plein de façons de mener des négociations, et il n’appartient pas qu’à Israël de concéder des ouvertures. Pardonner est impossible, au moins autant que d’oublier. Toute personne assassinée par un acte de haine gratuite est une perte qui n’était absolument pas nécessaire. C’est quelque chose avec lequel nous vivrons jusqu’à la fin de nos jours. C’est pourquoi il devrait accomplir sa peine jusqu’au bout. Une femme et trois enfants ont été brûlés vifs, des dizaines de personnes ont gardé des séquelles à vie, mon frère qui tentait de les secourir a été brûlé vif ».

Sapir Hazut, 20 ans, fille de Daniel Hazut, assassiné par arme à feu, il y a 20 ans, à un Carrefour du Wadi Ara, alors qu’il était en service, comme policier à la circulation, n’admet pas ces libérations de prisonniers : “Dans le cadre de l’arrangement Shalit, ma mère et moi soutenions la libération des assassins de mon propre père, parce que nous estimions que la vie d’un de nos soldats était en jeu ».

“Mais exiger de libérer ces terroristes ne correspond à aucun objectif accessible, puisque le fait de pardonner à des terroristes ayant du sang sur les mains est en contradiction flagrante avec le désir de paix. Vous ne faites pas la paix avec des meurtriers. Nous devons complètement réviser notre point de vue sur nous-mêmes, en tant que société, si nous sommes capables de blanchir un assassin ! ».

“Envoyer toujours plus d’innocents à un massacre certain”.

Hazut, qui projette de suivre les traces de son père en s’engageant dans la police, ajoute : “Même une condamnation à vie n’est pas suffisante pour un tel crime, parce que, même derrière les barreaux, les terroristes parviennent à mener une vie normale. Et, maintenant, ceux qui exigent de les libérer ne font jamais qu’envoyer d’autres innocents se faire massacrer, parce qu’il est évident qu’ils tueront encore ! »

La liste des prisonniers a été constituée par le Président Palestinien Mahmoud Abbas et délivrée à Israël, par l’entremise du Secrétaire d’Etat américain John Kerry. Elle ne devrait pas provoquer de grosses surprises. Les prisonniers, tous emprisonnés avant que les Accords d’Oslo ne soient signés, sont depuis longtemps, au sommet de l’Agenda palestinien et Abbas prétend que leur libération lui aurait déjà été promise du temps du Premier Ministre Ehud Olmert.

Les exigences, en vue de leur élargissement, ont gagné du terrain, après l’accord Shalit, dont l’échange a permis la volatilisation de 1.027 prisonniers. Les prisonniers les plus anciens sur la liste ont été emprisonnés il y a 30 ans et le dernier, en 1994, dont 55 proviennent de Judée-Samarie, 24 de la Bande de Gaza et 10 sont ou étaient des résidents de Jérusalem-Est.

Au cours des dernières semaines, 18.000 personnes ont signé la pétition publiée par les familles endeuillées, appelant le Premier Ministre à ne pas relâcher ces prisonniers.

Prisonniers notoires, faisant partie de cette liste :

Mahmoud abu-Harbish : résident de Jéricho, emprisonné en 1988 pour son implication dans le jet de cocktails-Molotovs sur un Bus près de sa ville, qui ont provoqué la mort dans d’atroces souffrances du soldat David Dolorosa, de Rachel Weiss et de ses trois enfants, brûlés vifs.

Mahmoud Issa : résident d’Anata, près de Jérusalem, emprisonné depuis 1993. Faisait partie d’une cellule du Hamas qui a kidnappé et tué l’officier des garde-frontières Nissim Toledano, en 1992. Il a aussi participé à une attaque en fonçant en voiture sur deux soldats.

ynetnews.com Article original

Publié le : 21.07.13, 13:33 / Israel News

Adaptation : Marc Brzustowski.

1 COMMENT

  1. Et pourquoi, ils se gêneraient, les arabo-palestiniens ??…..

    Demander plus, contre rien, de nos jours c’est possible en Israël.

    Qui à dis que les Juifs d’Israël, étaient les plus fort dans “les échanges commerciaux” ??….

    Au pire, n’y a t’il pas assez de prisonniers à libérer, qui n’ont pas de sang Juif ou d’israélien, “sur leur mains”, pour vouloir libérer des assassins avant la fin de leur “peine” ??….

    Les politiciens des pays démocratiques, sont de plus en plus à prendre des initiatives, digne de malades mentaux, je me demande s’il y a un virus ??…..

    Les exemples sont tellement nombreux dans tout les domaines, à croire qu’ils vivent sur Terre, avec la tête en extra-terrestre, trop loin des réalités.

    Au secours un vaccin Made in Israël d’urgence. André-Beseder .

    nb : Sincèrement, la première réaction du lecteur (Armand), me semble souvent la seule solution avec certain.Ils sont non soignable, non récupérable, avec leur QI inexistant.

  2. {{bibi et la classe politique ne ressemblent t-ils pas aux collabos pétainistes ?
    bibi et les politiciens de tout bord ne vendent-ils pas la Terre Sainte à nos ennemis tout en nous pompant notre argent et notre sang ?}}

  3. {{Je l’ai toujours dit , et je ne suis pas le seul : Ne pas faire de prisonniers , les abattre sur place sauf pour certains qui auraient beaucoup de choses à raconter au Mossad ou au Shin Bet . Nous aurions ainsi à éviter ce genre de manifestations et d’échanges stériles et surtout nous ferions beaucoup d’économies , argent qui servirait à aider les victimes des attentats et des crimes de ces pourritures .}}

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