Affaire Zeitouni: la famille espère interpeller Sarkozy lors du dîner du Crif

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La famille de Lee Zeitouni, morte à 25 ans à TelAviv dans un accident de la route impliquant deux Français qui se sont enfuis dans leur pays, a indiqué lundi à Paris qu’elle espérait pouvoir interpeller le président Nicolas Sarkozy mercredi lors du dîner du Crif.
“Nous pensons que la réunion du Crif (Conseil représentatif des
institutions juives de France, ndlr) cette semaine est très importante et nous
essayons d’y assister.

Pour le moment, nous n’avons pas eu de réponse
positive”, a déclaré le fiancé de la victime, Roy Peled, lors d’une conférence
de presse.

La famille Zeitouni réclame que les deux Français, accusés d’avoir renversé
la jeune femme et d’avoir précipitamment regagné la France, soient extradés et
jugés en Israël alors que Paris n’en a pas la possibilité juridique.

Carla Bruni-Sarkozy leur a récemment adressé une lettre de soutien.

Présent à la conférence de presse, le député UMP de Paris Claude Goasguen a
dit souhaiter que “le président de la République puisse intervenir” pour
mettre un terme à cette affaire qui empoisonne les relations entre la France
et Israël.

“Nous avons là deux démocraties (…) personne ne peut comprendre qu’il n’y
ait pas de procédure d’extradition entre deux Etats de cette nature”, a ajouté
M. Goasguen, assurant qu’une convention entre les deux pays pourrait débloquer
la situation.

“Il faut que (les suspects, ndlr) soient ramenés en Israël (…) Ma fille a
été tuée une fois, je ne veux pas l’abandonner une nouvelle fois”, a assuré le
père de la victime, Itsik Zeitouni.

Plusieurs responsables politiques israéliens, dont le chef de la diplomatie
Avigdor Lieberman, ont récemment exhorté les autorités françaises à extrader
les deux suspects.

Mais en vertu de la loi, la France ne peut extrader de ressortissant en
dehors de l’Union européenne.

“La loi rend les choses difficiles mais pas impossibles”, a reconnu lundi
l’avocat de la famille Zeitouni, Me William Goldnadel.

Début février, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a indiqué
qu’il attendait une saisine des autorités israéliennes ou le dépôt d’une
plainte en France pour lancer une procédure judiciaire à l’encontre des deux
suspects, qui sont actuellement libres de leur mouvement en France.

PARIS, 6 fév 2012 (AFP)

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