Abbas ne veut voir aucun Israélien dans « les territoires occupés en 1967 » dans tout accord de statut final

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NDLR Il n’aura pas fallu attendre très longtemps pour être déçu… Mais, pire, en faisant ces déclarations extrémistes, Mahmoud Abbas a enfreint la première règle de confidentialité, que les parties ont promis à John Kerry de respecter, avant même d’entreprendre la moindre démarche”>Article original

L’agence de presse Reuters rapporte les déclarations musclées faites par Mahmoud Abbas le 29 juillet au cours d’une conférence de presse lors d’un déplacement au Caire pour y rencontrer le Président égyptien par intérim. Le Président non élu palestinien déclarait qu’il ne voulait voir aucun Israélien, qu’il soit civil ou militaire, dans le futur Etat palestinien dont la capitale sera Jérusalem Est. Toute « colonie » construite dans des territoires « occupés après la guerre de 1967 est illégale », dit-il, acceptant uniquement le principe d’éventuels échanges de terres limités.Après les diktats d’Abbas au Caire que reste-t-il à négocier ?

Voilà qui a dû jeter un froid lors du dîner de rupture de jeune du Ramadan du 29 juillet auquel le Secrétaire d’Etat américain avait convié Martin Indyk, qu’il venait de nommer envoyé spécial pour le Moyen-Orient, et les équipes israéliennes et palestiniennes devant reprendre des négociations plus formelles le lendemain, les échanges devant toutefois débuter ce soir-là. Le ministre de la Justice Tzipi Livni et Yitzhak Molcho représentaient Israël, Saeb Erekat représentait Mahmoud Abbas.


Abbas au Caire, avant de partir à Washington

On apprenait, en effet, ce même jour, que le Président non élu palestinien – faute de la tenue d’élections repoussée sine die – qui s’était rendu au Caire pour y évoquer la Bande de Gaza et le Hamas avec le Président égyptien par intérim avait émis, lors d’une conférence de presse, une série de diktats laissant sans grande illusion quant à une réelle reprise de négociations…

L’agence de presse Reuters rapporte, en effet, « des déclarations musclées » d’un Mahmoud Abbas qui affirmait que dans le cadre d’un statut final il ne voudrait pas voir « un seul Israélien – civil ou militaire – sur notre terre ». Quant aux « colonies » construites après 1967, elles sont illégales, selon lui et doivent donc disparaître. Par ailleurs, il ne saurait être question pour lui d’accepter une présence militaire dans la Vallée du Jourdain, le long de la frontière avec la Jordanie, comme le veut Benyamin Netanyahou pour empêcher toute entrée d’armes dans un futur Etat palesitnien. Tout au plus Mahmoud Abbas accepterait-il la présence d’une force multinationale « pour garantir notre sécurité et la leur », ce dont il aurait convenu avec Ehoud Olmert lorsqu’il était Premier ministre et bien que ces pourparlers n’aient débouché sur aucun accord. Autre concession minime envisageable, en ce qui le concerne : des échanges très limités de terres.

Voilà de quoi couper l’herbe sous le pied de tous les convives de ce dîner à Washington…Tzipi Livni avait averti à l’occasion de sa rencontre à New York avec le Secrétaire général de l’ONU, que les choses seraient très difficiles…
Sur l’avenir des “colonies” juives en Cisjordanie et le statut de Jérusalem – parmi les questions les plus controversées dans les deux côtés – Abbas signalé aucun assouplissement de sa position.

« Nous avons déjà fait toutes les concessions nécessaires”, at-il dit.
“Jérusalem-Est est la capitale de l’État de Palestine … s’il y avait et doit être une sorte de petit échange (de terre) de la même taille et la valeur, nous sommes prêts à discuter de cela – ni plus, ni moins,” at-il dit.

Hélène Keller-Lind
mardi 30 juillet 2013/ desinfos.com Article original

1 COMMENT

  1. Chiche !
    aucun palestinien ne doit non plus rester en Israel après les accords, pour si par extraordinaire ceux ci sont trouvés.

  2. Bonjour,
    j’y ai pensé il y a 2 jours ! c’est effectivement dans la logique de la pensée des palestiniens de Judée Samarie (Je ne parle pas des palestiniens du Hamas dans la bande de Gaza) : Contrairement à leurs valeurs d’accueil des étrangers, en tant qu'{{hôte}}, les “palestiniens” pourraient concevoir la présence d’Israéliens sur “leur” terre comme des invités et les recevoir en tant qu’amis ou voisins mais non, ils préfèrent déroger à leurs valeurs. Ce qui présage d’une vraie fausse paix et donc d’une fin de non recevoir avant même de débuter les pourparlers. Paradoxalement plus les “palestiniens” clament la paix, plus ils préparent la disparition de tous les accords possibles ! Il reste donc un {{vrai vrai}} doute sur leurs intentions finales. Pourtant, j’ai l’intime conviction, que ce sont eux et le monde arabe dans son ensemble qui, in fine, nous protégeront avec amour, courage et abnégation de tous nos vrais ennemis et faux amis. Que vienne ce temps rapidement et de nos jours.

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