2012 : une frappe israélienne en Iran a avorté sous la pression.

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Les Pressions américaines ont conduit à l’annulation d’une frappe israélienne en Iran, l’an dernier.

Un ancien chef du Conseil National de Sécurité : Netanyahu “envisageait sérieusement d’attaquer les installation nucléaires de la République Islamique”. Un plan israélien visant à attaquer l’Iran, en 2012, a été annulé au dernier moment, à cause des objections américaines, a confirmé ce mardi, un ancien chef du Conseil de Sécurité National israélien.

“Netanyahu envisageait sérieusement une frappe préventive contre l’Iran, mais les Américains n’étaient pas emballés par cette idée », a confié le Général-Major (de réserve) Giora Eiland au Times of Israël Article original.

Le site internet conservateur Mida Article original a cité Eiland (lien en Hébreu) qui affirme qu’Israël dispose à volonté de la capacité militaire de détruire le programme nucléaire iranien.

Selon ce reportage Eiland a mentionné l’existence de ce plan israélien, ainsi que les objections de Washington, au cours d’une conférence restreinte il y a deux semaines, en disant que Netanyahou avait, initialement, l’intention de donner l’ordre de frapper l’Iran, à un moment donné, entre septembre et octobre 2012, au moment le plus chaud de la campagne présidentielle américaine et autour de la période du discours resté célèbre, de Netanyahou, aux Nations-Unies Article original.

L’Administration Obama aurait, alors, requis de Netanyahu qu’il suspende l’attaque, de façon à ne pas interférer dans le processus électoral américain.

Le reportage citait l’ancien général disant que, bien qu’Israël ne soit pas sous le contrôle des Etats-Unis, il prend réellement en compte les considérations américaines concernant les problèmes de portée globale.

“Sur de nombreux sujets, Israël agit de façon totalement indépendante », a dit Eiland, « La construction à Jérusalem, l’attaque de Gaza autant que sur bien d’autres problèmes régionaux – Nous n’avons pas besoin de demander quoi que ce soit aux Américains avant de passer à l’action, même s’ils ne sont pas d’accord avec ça. Mais, dès qu’une question implique directement les intérêts américains, nous ne pouvons pas agir contre leur volonté ».

Cependant, “les temps changent” et cela pourrait permettre une frappe israélienne dans l’avenir, l’a t-on entendu dire, faisant aussi remarquer qu’étant donné l’apparent manque d’appétit de Washington pour l’action militaire en Syrie, les chances d’une frappe américaine en Iran sont des plus ténues.

En discutant avec le Times of Israël, Eiland a pris ses distances avec les propos que lui attribue Mida.

Ces citations sont bourrées d’inexactitudes” nos a déclaré Eiland, bien qu’il n’ait pas jugé utile de spécifier lesquelles en particulier. Cependant il a bien confirmé que le Premier Ministre avait mûri ce projet d’attaque.


L’ancien Conseiller à la Sécurité Nationale, Giora Eiland (photo credit: Flash90)

Selon certains reportages, les responsables de la Sécurité israélienne ont mis leur veto Article original à un précédent plan de Netanyahou et du Ministre de la Défense Ehud Barak, d’attaquer l’Iran, à la fin 2010.

En août de cette année, Amos Yadlin, qui a occupé le poste de chef du Directorat des renseignements de Tsahal entre 2006 et 2010, a affirmé qu’une opposition américaine à une frappe contre le programme nucléaire iranien pourrait aller en déclinant.

“La position américaine, à propos d’une frappe israélienne contre l’Iran a, ces derniers temps, changé significativement » avait alors dit Yadlin.

“En 2012, le feu rouge américain était aussi rouge qu’il pouvait l’être, d’un rouge écarlate », expliquait Yadlin lors d’une interview par la radio de l’armée. « Mais la petite musique que j’ai entendue dernièrement, de Washington dit : « Si c’est vraiment dans l’intérêt primordial de la sécurité d’Israël, et que vous pensez que vous devez frapper, alors le feu n’est pas passé au vert, je pense, mais il est certainement orange ».

Yadlin est considéré comme proche de certaines parties de l’appareil de défense américain. Il a servi comme attaché militaire d’Israël à Washington de 2004 à 2006 et il était intervenant permanent, en matière de sécurité nationale israélienne, à l’Institut des Politiques du Proche-Orient à Washington en 2011.

Haviv Rettig Gur a contribué à ce reportage.

Par ADIV STERMAN et MITCH GINSBURG 3 septembre 2013, 5:42 pm

timesofisrael.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

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